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Hommage à Mme Françoise BHERER

Hommage à Mme Françoise BHERER

Hommage à madame Françoise Bherer, composé et lu par sa nièce Lise Bherer, en l'église d'Amqui, le samedi 8 septembre 2018, jour de la célébration commémorative. Née à Amqui au sein des magnifiques montagnes de la Vallée de la Matapédia, elle est le cinquième enfant de Arthur Bherer et Rose -Anna Tremblay. Comme c’est souvent le cas pour la petite dernière, ses trois frères auront pour elle une immense attention empreinte de respect bien qu’elle fût très exigeante envers eux. Comme tout enfant ayant vécu sur une ferme, elle est invitée à participer à certains travaux légers. Lors de mes visites au cours de l’été, elle me dira combien elle a eu chaud, de longues journées sur le tracteur au temps de la récolte du foin et du grain. Bien qu’elle n’apprécie guère les travaux domestiques, sa mère lui demande d’aider des familles amies après la naissance d’un enfant. Elle y travaillera gratuitement à chaque fois. Puis, elle quittera AmquiI pour Rimouski afin de soutenir son amie Marianne dans les tâches ménagères et l’éducation de ses enfants. Elle y restera quelques années avant d’accepter un poste de gouvernante chez un avocat. De retour à Amqui, elle travaillera comme commis dans deux magasins à rayon avant de devenir commis à la pharmacie Guérette. Là débuteront pour elle, les meilleures années de sa vie. Elle se sent appréciée dans son travail et aussi comme personne. Elle tissera avec ses collègues des liens d’amitié indéfectibles. On dit, qu’elle était une femme de confiance, discrète et fiable, dévouée et sincère, polie et serviable, vaillante et généreuse avec ses compagnes de travail. C’était plaisant de travailler avec elle. Elle a prouvé à diverses reprises qu’elle était une femme de compassion envers ses amies et aussi des membres de sa propre famille en leur assurant un support lors d’épreuves. Elle savait être à l’écoute. Au cours de sa vie, tante Françoise a dû renoncer à beaucoup de ses rêves, dont celui de fonder une famille. Ses collègues plus jeunes sont devenues au fil du temps plus que des amies. Elle leur disait qu’ils étaient pour elle, un frère, une sœur, pour d’autres ses filles. Elle se faisait du souci pour chacune d’elle. Fille de cultivateur, tante Françoise a su au cours de sa vie, cultiver ses amitiés et garder liens et contacts avec cousins et cousines de Cap à l’Aigle et de Montréal. Sa cousine Claire Bherer pourrait en témoigner car elles entretenaient toutes deux une correspondance écrite. De plus, toutes les semaines à tour de rôle, elles se téléphonaient pour se partager les nouvelles de la famille et se parler d’elles. Chère tante, ces dernières semaines tu as connue la fin et la soif. Tu te sentais au désert. Toi qui a tant souffert, repose en paix. Ce que tu as semé continuera de pousser dans le cœur de ceux et celles que tu as aimés. En ce jour de la fête de la Nativité de la Vierge, toi qui récitais tous les jours ton chapelet, maman Marie saura s’il en est, panser tes plaies. Au revoir, Nous t’aimons !