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Les étapes du deuil : le déni

Les étapes du deuil : le déni

Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires le 27 février 2019 nicole@gfournier.com Dans cette présente chronique, j’aborderai avec vous la suite du cheminement intérieur lié aux diverses phases du deuil, dont la deuxième étape qui est: le déni. Le déni, c’est en soi le refus de reconnaître ce qui vient de se produire, de croire l’information qui vient d’être livrée, de refuser la réalité du décès. «Ce n'est pas vrai», « Ce n’est pas possible », «Je vais me réveiller pour me rendre compte que tout ça n’est qu’un mauvais rêve». Ce refus de la réalité est un mécanisme de défense qui nous permet de tenir le coup. C’est un réflexe humain qui sert à protéger l’endeuillé d’une trop grande émotion, car reconnaître et accepter la fatalité de la mort d'un être aimé est un choc trop grand. Sous la violence des émotions, c’est aussi l’étape où l’être humain recherche parfois un coupable ou un responsable de ce qui arrive. C’est au cours de cette étape du deuil que peuvent également apparaître des problèmes psychosomatiques. Pendant ces périodes de profonds chagrins, l’être humain cherche parfois une bouée pour survivre d’où l’utilisation de médicaments, de l’alcool et des drogues. Ces méthodes malheureusement ne font que retarder le processus de guérison. Souvenez-vous, il a été mentionné à la chronique précédente : … le deuil est un long processus au cours duquel l’être humain traverse un «passage obligé»... Le déni demeure une réaction normale tant qu’elle ne dure pas. Certaines personnes s’enferment dans un état de négation comme pour s’en faire un refuge. C’est alors que ceux-ci préserveront intacte la chambre de la personne disparue et ce, pendant des mois, voire même des années; ils continueront jour après jour, de mettre un couvert à table, pour l’être qui n’est plus… Dans ces cas, le processus du deuil est comme en veilleuse. Il est possible aussi que pendant plusieurs jours, certaines personnes ne verseront aucune larme. Il est important de ne pas confondre, le déni avec le sentiment de désaffection. La douleur de la peine est tout simplement comme en suspend quelque part dans le corps, tout comme si elle était dans une coquille; moyen que le corps utilise pour se protéger de son intrusion. Le déni peut aussi pousser certaines personnes à oublier l’événement malheureux en évitant tout contact avec ce qui peut leur rappeler la perte de l’être aimé tels que : l’hôpital, le cimetière, le salon funéraire, etc. Être confronté à la réalité de la mort, au corps de la personne décédée, peut être important pour passer ce cap. Voir le corps de l’être aimé sans vie, peut permettre de libérer cette douleur enfouie pour ainsi traverser cette étape du deuil. De même que l’exposition, la célébration commémorative, l’inhumation, la présence de la famille, des amis et de toute une communauté, toute cette démarche participe à ce que la personne se sente en deuil. Il n’est pas sain de prétendre se faire du bien en escamotant cette étape. Quand tout semble s’écrouler autour de nous, les rituels funéraires contribuent à nous faire retrouver une certaine stabilité, il devient donc primordial pour notre plus grand bien, de les inclure dans notre processus de guérison. INFOS En référence à l’article 5.10.3 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), saviez-vous que seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE à l’obligation de mettre en place un mécanisme lui permettant de recueillir, de compiler et d’analyser les commentaires de sa clientèle.


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