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Hommage à M. Paul-Arthur Bérubé

Hommage à M. Paul-Arthur Bérubé

Hommage à monsieur Paul-Arthur Bérubé, lu en l'église de St-Tharcisius, le samedi 27 juillet 2019, jour de la célébration commémorative. Rendre hommage à Paul-Arthur, c’est rendre hommage à l’agriculture, au labeur constant et à la fierté du travail accompli. Oui, en effet, c’était un homme persévérant qui trouvait réconfort dans l’amour de la terre, dans le respect de la nature, de la forêt, des animaux. De la persévérance, il en fallait. Pensons particulièrement à l’incendie de la grange à deux reprises. D’abord en 1969, où son père était encore propriétaire et en 2008, alors qu’il venait à peine de changer la vocation de la ferme. Du courage, de la patience, il en fallait dans ces moments de dures épreuves. Toute sa vie, Paul-Arthur aura travaillé à améliorer la ferme afin d’en faire un magnifique domaine où toute la famille aimait se rencontrer. Avec une approche perfectionniste, rien d’étonnant de constater la qualité de ses champs, autant pour le foin que pour les récoltes des grains à l’automne. Il aimait ces temps de l’année. Il appréciait aussi bûcher, accompagné de Serge. Dès son jeune âge, il avait appris à travailler avec les chevaux. C’était des bêtes qu’il affectionnait. Il s’en était même procuré dans les dernières années. Malgré le travail d’une étoile à l’autre, Paul-Arthur savait se rendre disponible. Dans ses gestes et ses actions, on pouvait reconnaître la personne dévouée et sensible qu’il était. Fier, fier, ça oui, il l’était! Fier de sa machinerie agricole, entre autres, de ses tracteurs neufs et de son puissant Dodge Challenger. Ses frères et soeurs aimaient bien le taquiner à ce propos, surtout Serge avec qui il travaillait depuis longtemps. Demeurant en Abitibi, Brigitte aimait également rigoler avec lui par téléphone. Ses neveux et nièces venaient faire leur tour à la ferme à l’occasion et pouvaient jaser avec leur oncle en prenant une petite bière. « Hé, Véronique, t’es bonne pour une autre! » Tout comme Julie qui aimait prendre des nouvelles de son oncle, Isabelle, d’aussi loin que l’Alberta, lui parlait de ses printemps hâtifs et de son potager qui poussait, alors qu’ici, les semences commençaient à peine. Quant à Laurie-Anne, personne n’a jamais réellement su ni comment, ni pourquoi, elle a toujours réussi à faire rire son oncle Paul-Arthur. Au cours des dernières années, Paul-Arthur a pu profiter de voyages dans le Sud. En bonne compagnie, il aimait bien prendre un petit verre. C’était un bon vivant. On se rappelle qu’il était heureux de participer aux fêtes du 50e et du 75e anniversaire de la paroisse, dans le défilé par exemple. Avec le temps, il a gardé ses terres pour s’occuper. Jusqu’à récemment, il a programmé les cultures de ses champs. Un peu de VTT, un peu de raquettes, Paul-Arthur a toujours été actif, vaillant. Au printemps, lorsqu’il a appris le diagnostique, il espérait qu’avec les traitements, il guérirait. Il était serein, résilient et avait un bon moral. Son goût de vivre l’invitait à y croire. Jusqu’à la fin il aura fait preuve de courage. Samedi dernier, lorsque Louise et Marthe l’ont laissé, Paul-Arthur les a regardées, mais elles ont senti que c’était au-delà d’elles, plus loin qu’il regardait. Elles savaient que c’était la dernière fois… Ton départ, Paul-Arthur, cause bien de la tristesse et du chagrin en particulier pour tes frères et soeurs: Marthe, Joseph-Marie, Carmel, Louise, Serge, André, Brigitte et Marguerite. Tu vivras toujours dans nos coeurs. Nous t’aimons. Merci d’avoir fait partie de notre vie. Nous te souhaitons un beau parcours dans l’autre dimension. Cette dimension qui est d’Amour, de Paix, de Sérénité et de Compassion… ——————— Texte de Martin Léon intitulé: Je redeviens le Vent J'ai quité mes amours J'ai quité mes amis Sans nous désunir J'ai quité mon parcours J'ai quité aujourd'hui Je deviens souvenir Je redeviens le vent… Je fais voler l'oiseau Je fais chanter l’océan Invisible à nouveau J'habiterai le printemps Dorénavant J’ai quité mon labour, ma peau, mon sang Je redeviens le vent… Je n'ai plus d'avenir Je n'ai que tout mon temps Tel un premier désir Tel un soleil levant Pour toi éperdument Ce n’fut qu'un court instant Je redeviens le vent…


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