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Hommage à Mme Marguerite PLANTE, VILLENEUVE

Hommage à Mme Marguerite PLANTE, VILLENEUVE

Hommage à madame Marguerite Plante, lu par ses filles Johanne, Roseline et Chantale, en la Salle des rituels de la Maison commémorative familiale Fournier, le samedi 30 novembre 2019, jour de la célébration commémorative. Le commencement Nous allons laisser notre mère Marguerite présenter le début de sa vie. Je suis née le 4 février 1933 dans le rang Heppell à Causapscal. On me baptise dès le lendemain matin dans une tempête de neige, conduite au village dans un "boggy", vêtue de ma robe que maman avait confectionnée dans une taie d’oreiller et enrobée de fourrure pour me protéger. Je suis la première d’une famille de neuf enfants. En plus de l’école, j’aide ma mère dans la maison et mon père à la ferme. Petite femme avant son temps. Grâce au soutien de mère, j’ai la possibilité d’aller étudier à Trois-Pistoles pour suivre ma formation d’enseignante. J’obtiens un poste avant même de terminer mon cours. Et devinez où je me retrouve? Dans le rang des Villeneuve … à Causapscal. Peu de divertissements, tâche lourde, sept divisions, mais j’aime vraiment cela. Un beau mec descend régulièrement la côte et passe devant l’école. Je le regarde par la fenêtre et je rêve. Quelques mois plus tard, je ne suis plus l’institutrice. Je suis devenue Mme Louis Villeneuve, le 15 juillet 1954. Après un merveilleux voyage de noces aux USA, nous nous installons dans notre coquette maison dans le rang des Villeneuve. Ainsi débute notre vie de couple. Quelques années plus tard, nous avons emménagé à Amqui dans une maison toute neuve bâtie par mon valeureux Louis. Femme de cœur C’est à nous maintenant de vous dévoiler notre mère. Donnant sans jamais compter, la maison toujours ouverte, la table était toujours bien garnie: une bonne soupe qui mijote, du pain chaud tout droit sorti du four, une belle tarte dorée et même un petit plat de sucre à la crème, arômes de notre passé. Son magnifique sourire et son attitude conviaient les gens à une bonne jasette ou un séjour de quelques jours. Donnant amour et réconfort sans jamais ne rien attendre en retour, sans jamais se questionner, elle allait au-devant de ceux qui en avaient besoin, gardant toujours un œil sur sa marmaille. Femme de tête Oh que oui! Papa, bûcheron, travaillait souvent loin de la maison. Maman, femme douce et aimante, se révélait d’une efficacité étonnante pour le bien-être de ses enfants, veillant au bon fonctionnement de la maisonnée. Peu importe les événements qui se présentaient, elle possédait une force lui permettant de réagir aux imprévus même si ceux-ci pouvaient être très angoissants. Elle nous a transmis de belles valeurs humaines et plus encore. Son plus grand bonheur, ses enfants, quelle fierté de nous voir tous avec une belle profession. Femme de passion Elle aimait les plaisirs de la vie entourée des siens. Sa passion pour le jardinage, les fleurs et la lecture est connue de tous. Elle aimait jouer aux cartes en famille ou avec des amis, et plus tard au Skip-Bo avec ses petits-enfants. Au fait, Marguerite, Maman ou Mamy acceptait difficilement la défaite. Son implication dans le Cercle des Fermières était pour elle une source de motivation et de fierté. Les amitiés développées au cours de ces années lui ont permis de tisser des liens solides et durables. Papa, l’Homme de sa vie, savait lui faire plaisir. Il arrivait à la maison avec de beaux billets. Il savait que maman utiliserait à bon escient cet argent durement gagné. Toujours, il s’assurait qu’elle garde du temps pour elle, très fier de sa beauté, de son élégance. Maman étant très occupée avec nous, les petits répits proposés par papa étaient bénéfiques pour elle. La valise n’était pas longue à faire pour aller visiter sa famille et magasiner en ville. Inutile de dire qu’avec nous six, ces doux congés étaient bien mérités. Maman revenait chargée à bloc et papa très heureux de son retour. Les années ont passé et sa famille s’est agrandie de douze petits-enfants et trois arrière-petits-enfants. Que de belles rencontres nous avons partagées! Femme de courage La vie étant ce qu’elle est, de beaux bonheurs sont souvent entrelacés d’épreuves difficiles. Nuls parents ne devraient voir partir son enfant. Martine nous manque encore. Papa se retrouve à la retraite, mais la santé n’est pas au rendez-vous. Toujours aux petits soins pour son mari, elle ne baisse pas les bras. En dépit de ces aléas de la vie, Marguerite est toujours active: un emploi à temps plein depuis que sa fille a ouvert son bureau à Amqui, des cours par correspondance, l’arrivée des petits-enfants. Puis, malgré toutes ses bonnes attentions, Louis, la flamme de sa vie, s’éteignit. Un grand vide l’envahit, même bien entourée des siens. Lentement les premiers signes de sa maladie apparurent, sans même qu’elle réalise ce qui lui arrive. Un au revoir En terminant, nous aimerions vous lire un texte écrit par Claire de la Chevrotière au sujet de cette maladie sournoise. Dans le Silence de ta Mémoire ! TOI ... Qui t'éloignes de plus en plus Dans le silence et dans le noir Tu deviens ta propre inconnue Il y a des trous dans ta mémoire Je me sens seule et perdue Tu ne me reconnais plus Je ne fais plus partie de ton histoire TOI ... Que j'ai connue jadis En des temps plus heureux Ton regard n'était jamais triste Mais aujourd'hui C'est la mort dans tes yeux Comment peuvent passer dans l'oubli Ceux à qui on a donné la vie TOI ... Qui ne me reconnais plus Souviens-toi pourtant Tu m'as déjà prise dans tes bras Et je t'ai appelée maman Je voudrais revoir ton sourire comme avant Mais on a volé nos plus beaux souvenirs Depuis tout est devenu néant TOI ... À qui j'aurais eu tant de choses à dire Avant qu'on ne tourne tristement la page Quand je te vois souffrir J'ai tellement mal Il n'y a que des ombres sur ton visage On a volé les souvenirs de ma plus belle image On a pris ta vie pour la mettre en cage TOI ... Qui connaissais tant de gens Te voilà désormais seule Mais déjà ta vie En a fait le deuil Petite femme si fragile Prisonnière d'une maladie Qui cruellement te plonge dans l'oubli TOI ... Qui semble si seule ce soir Tu n'as plus de larmes pour pleurer Tes souvenirs se sont effacés Je ne vois que les silences dans ta mémoire Même ton regard m'est devenu étranger Je voudrais tuer cette maladie Qui tient ta vie en sursis TOI ... Que je rêve de prendre dans mes bras Depuis si longtemps déjà Ce soir, je te fais un cadeau Pour la première fois Je laisse tomber les virgules et les mots Et je te rejoints dans ton monde à toi Je ferme tendrement les yeux Et de tout mon coeur je fais le voeux Qu'un jour dans l'au-delà Peut-être tu me reconnaîtras ?!! Hommage à madame Marguerite Plante, par sa fille Chantale. Repose en paix maman d’amour Toi qui étais une Personne Magnifique Vaillante comme pas une, Souriante, Forte Une grand-maman fantastique, courageuse devant les épreuves La seule épreuve que tu n’as pas réussie à vaincre C’est cette horrible maladie qu’est l’Alzheimer Enfin tu es libérée, tu as été rejoindre ton beau Ti-Louis Il te tendait les mains… Ainsi que tous ceux que tu aimais Ta fille Chantale, tes petits enfants: Maxime, Simon , Laurie-Ann Qui t’aiment très fort Toi et Papa veillerez sur nous Deux étoiles des Cieux Hommage à madame Marguerite Plante, par sa fille Roseline Maman tu nous a quittés après une longue maladie, la pire à mon sens ... Tu as : Oublié petit à petit le nom de tes enfants, Oublié petit à petit tes petits-enfants et arrière-petits-enfants, Oublié petit à petit tes frères et tes sœurs, Oublié petit à petit ton père et ta mère, Oublié petit à petit qui tu étais, Oublié petit à petit les mots, Oublié la joie. Tu es devenue une coquille vide. Voici les deuils que nous avons dû faire tout au long de ta maladie. Nous garderons dans nos têtes et nos cœurs le doux souvenir de la maman aimante, dévouée et attentionnée. Bon voyage maman ! Tes enfants qui t’aiment


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