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Hommage à Mme Agnès TREMBLAY, VALOIS

Hommage à Mme Agnès TREMBLAY, VALOIS

Hommage à madame Agnès Tremblay et à monsieur Georges Valois, par leur fille Michèle Ma vie avec mes parents De mon enfance à aujourd’hui, je n’ai que de bons souvenirs. Tout au long de ce parcours, nous avons eu des différends, surtout dans ma jeunesse, mais avec le temps j’ai compris l’importance d’une bonne éducation, un sens du devoir, du respect et du partage. J’ai souvenir que mes parents s’amusaient à se jouer des tours.On devenait les complices de l’un ou l’autre. Maman voulait apprendre à conduire. Papa a bien essayé mais avec la gang assise en arrière, ça devenait mission impossible. Pauvre maman, elle a abandonné. J’ai souvenir de nos ballades en camionnette, assis en arrière, parfois emmitouflés, serrés les uns contre les autres pour éviter d’avoir froid. Les dimanches de grosse chaleur, ils nous emmenaient manger une crème glacée. Petits bonheurs mais tellement agréables. Maman était une très bonne cuisinière. Elle était ma coiffeuse. Elle devait aimer car je me rappelle avoir eu des permanentes alors que j’avais déjà les cheveux frisés, sans compter le toupet trop court et le reste des cheveux toujours coupés quelques pouces de plus que demandé. Pleurant que c’était la dernière fois qu’elle touchait à ma tête, elle réussissait quand même, en me secouant un peu, à me faire une nouvelle mise en pli digne d’une maître coiffeuse. Maman était aussi toute une couturière. Avec du vieux, elle nous confectionnait de supers vêtements, presque signés grand couturier. J’ai même eu un manteau de fourrure fait par elle. J’étais la seule de mon âge à en porter un alors pas besoin de vous dire combien j’étais fière. Comme nous avions à marcher pour se rendre à l’école, elle nous cousait des habits doublés en gros lainage, et grand-maman Berthe nous tricotait des tuques, des foulards de plus d’un mètre, des bas et des mitaines doubles. On ressemblait au bonhomme Michelin, mais on avait chaud! J’ai souvenir du temps des Fêtes, sans manque d’étrennes. Ce qu’on demandait au Père Noel, nous l’avions : des superbes robes avec brillants, des jupes réversibles, tout ce qui était à la mode du moment. Pour Pâques, maman y mettait le paquet : nouveaux souliers, chapeau de paille, sacoche, gants et de nouveaux vêtements. Je pourrais vous décrire la plupart tellement j’aimais ce qu’elle faisait. Merci Maman. Je ne sais pas comment elle réussissait à tout faire, d’autant plus que papa n’était jamais là l’hiver puisqu’il partait dans les chantiers. Mais maman, fière et courageuse, tenait le phare auprès d’une famille qui grandissait avec l’arrivée des enfants, au fil des années. La vie filait. Ma mère a oeuvré pour les droits du camionnage avec mon père. Elle s’impliquait aussi dans différentes associations. Elle jouait aux quilles et régulièrement au bingo. Elle aimait les chats. Mon père, lui, a toujours été passionné par la machinerie. On passait nos journées d’été avec lui dans son camion. Mes parents étaient des gens dévoués et impliqués dans leur communauté, qui ont d’ailleurs été honorés comme parents de l’année. Nous étions alors tous là, les douze enfants, fiers comme des pans! Quand j’ai quitté le nid familial, je me suis mariée, j’ai eu deux garçons, mais j’ai également quitté ma belle Gaspésie. Mais chaque fois que nous pouvions descendre de Montréal, c’est avec beaucoup de plaisir que nous le faisions pour visiter mes parents, qui étaient également de très bons grands-parents. Quand papa a décidé de s’accorder du bon temps personnel, lui et maman venaient passer plusieurs semaines avec nous à St Damien. Plus tard à notre tour, on descendait passer l’hiver avec eux. Je garde tellement de beaux souvenirs de ces moments, notamment nos parties de crible, moi Jean-Luc et ma mère. Je me rappelle aussi que chaque fois que je me présentais aux élections municipales, mes parents se faisaient un plaisir et une grande fierté d’être présents. Nous avons fait deux voyages ensemble, en Floride et à Cuba. Je me considère très chanceuse d’avoir vécu tout ça avec mes bons parents. Merci maman, merci papa. Merci la vie. La vie est courte et je me dis qu’on a su bien la remplir, ensemble. Si j’avais un souhait à faire, je demanderais qu’on puisse revivre ces beaux chapitres. Chers parents, vous n’êtes plus là, mais j’ai une demande à vous soumettre. S’il vous plait, veillez à ce que notre famille reste unie, les uns aux autres, comme si vous étiez encore avec nous. Faites que le respect et l’amour soient présents pour toujours. Voilà, vous vous êtes retrouvés. À nous maintenant de transmettre vos valeurs et votre histoire pour que nos enfants et petits-enfants connaissent qui étaient grand-maman Agnès et grand-papa Georges. Amour et tendresse Votre fille Michèle


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