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Hommage à M. Yves JEAN

Hommage à M. Yves JEAN

Hommage à monsieur Yves Jean, lu par sa petite-fille Éve-Marie Poirier et son petit-fils Kevin Jean à la Maison commémorative familiale Fournier de Sayabec, le lundi 14 décembre 2020, jour de la célébration commémorative. Quand on est enfant, un grand-papa, c’est comme un deuxième papa. Un autre papa… mais un peu plus permissif! Un grand-père « missif ». Disons que c’est un papa un peu plus tolérant avec nos niaiseries d’enfants! On le disait souvent : « Grand-Papa, c’était comme notre jouet!» Chaque été, l’espace de quelques semaines, grand-popi se pliait à tous nos caprices. Et oui, grand-père qui se mouille jusqu’aux oreilles dans la piscine, parce que grand-papa ce n’est pas un chicken!!! Certains vont se rappeler de s’être fait balancer, la tête à l’envers, suspendu par les pieds, en face d’un miroir! On trouvait ça drôle et on en voulait encore et encore sans se tanner. Tu devais surement être tanné, mais tu ne le disais pas. Notre bonheur d’enfant passait en premier. Nos beaux moments avec toi se résument aussi au Temps des fêtes. Le pool, le caribou (toujours doux, doux, doux!), les pères Noël un peu trop sensibles qui décollent à chanter et toi, de faire comme si tu n’y étais pour rien. Pourtant ton sourire taquin te trompait à chaque fois. Pour certains, tu resteras celui qui nous a montré à jouer au pool. Tu nous a appris les fameux termes reliés à ça. On pourra toujours t’entendre dans notre tête nous dire : «Envoye-moi ça cross-side». Tu nous a montré à nous servir du diable (ou du chinois) tout dépendant des moments. Les légendes le disaient, tu étais tout un joueur! Tu « flattais les balles » et tu savais très bien casser pour starter une game… En pratique, l'histoire était un peu différente. On aimait se moquer de tes petits coups de têteux, mais tu le prenais toujours en riant en nous répondant d’un « bahhh » avec ta main. On se souviendra toujours aussi des moments où tu t’ouvrais une bière et que tu nous disais : «Casse-moi ça! » pour qu’on prenne la première gorgée. C’était jamais assez bien cassé à ton goût, alors on devait en reprendre une deuxième gorgée, au grand bonheur de certains. Pour d’autres c’était surtout l’orgueil qui embarquait… On faisait ça pour se sentir adulte, mais on se disait que finalement, c’était pas si bon que ça de la bière! Sauf que si Grand-papa en buvait, ça devait certainement être bon! On se rappellera encore et encore de tes parties de Boeuf. Pauvre toi, tu te ramassais apparemment toujours avec une main pleine de bâtons! Par contre, ton sourire difficile à retenir et ton nez qui plissait soudainement nous racontaient autre chose! Comment oublier ces nombreuses parties de skip-bo ou bien de Domino, où tu nous apprenais fièrement et toujours en « grignant », tes petites tricheries un peu vicieuses. Pour un enfant, un Grand-papa, c’est aussi comme une sorte d’idole. On se rappellera toujours des histoires et légendes qu’on se faisait raconter sur ton passé. Quand tu disais que tu avais travaillé dans le bois avec des indiens. Pour nous, c’était tellement impressionnant! On s’imaginait que tu dormais dans des tipis et que tu faisais du troc avec des indiens qui avaient des plumes sur la tête. La réalité était différente, mais on se plaisait à croire ça quand même. On se faisait toutes sortes d’histoires sur ton passé. On disait même que tu t’étais déjà battu en courant sur des trains! Tu étais un peu devenu notre Indiana Jones Gaspésien et ça nous faisait rire de croire ça. Maintenant, on sait tous très bien que ce n’est pas vrai, mais l’enfant en nous y croit encore un peu et se plaira sans doute toujours à y croire! À présent, rappelons-nous de quelques-unes de tes bonnes « shot »; De la fois où tu as caché Elmo dans ton tiroir de chambre, parce qu’il t’avait dit qu'il voulait aller se cacher tranquille. Toute une soirée! Après avoir cherché un bon moment et accusé Ben, c’est une fois la tête dans les poubelles que Daniel a compris qui était derrière le coup! De la fois où Ben a enfermé sa grand-mère dans la shed à bois et toi d’en avoir rit avec lui comme son complice. De la fois où tu as rendu ton petit fils bien fier de son coup en l’aidant à servir un verre de jus de pomme à ton frère Roger plutôt qu’un verre de caribou. Et de ta meilleure… ce fameux chalet #22 ! Personne ne va te surpasser c’est certain, tu as définitivement mis la barre TRÈS haute! Il ne faudrait aussi surtout pas passer à côté de tes incontournables phrases et expressions mythiques! « Ç’pas d’mes affaires, mais tu sais comme moi qu’ça plus que pas de bon sens! » « Attention ça tombe dans le ventre ! » « Épais plus qu’épais » « Épais su’l plus mince » « Fermez la fan!!! » « Y’ont voulu me coller! » « Tire toé, tire toé loin » « Tu colles pi tu décolles » « Lentement, mais tout le temps » « En t’ermarçiant chose » « Ok c’est ça, salut » « C’ vré C’ vré » « On est des pieds » « Vous saurez me’l dire » “Un 75 bien sonné” “S’faire mêler les recettes” Nous pourrions continuer encore longtemps! Finalement, notre souvenir de toi, c’est un peu tout ça. Ce sont tes mythiques phrases que nous continuerons de dire, pour qu’à leur tour, nos enfants les répètent. Elles résonneront encore et encore dans nos foyers. C’est aussi ça, ton héritage. Tu seras toujours avec nous, ne serait-ce que dans notre manière de nous exprimer et c’est rassurant de savoir que, malgré tout, tu vivras toujours en nous grâce à ça. Tu étais une personne si attachante et tu laisses derrière toi un vide immense, mais tu nous laisses aussi de magnifiques valeurs qui ont permis à chacun d'entre nous de nous forger. Malgré le vide, ce que tu laisses d’abord et avant tout derrière toi, c’est une famille unie, remplie de cet amour dont tu nous a nourris tout au long de notre vie. Merci de nous avoir transmis cet amour infini, cette bienveillance, cette taquinerie. Merci d’avoir marqué notre imaginaire.


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