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Hommage à Mme Rita DUBÉ, THIBEAULT

Hommage à Mme Rita DUBÉ, THIBEAULT

Hommage à madame Rita Dubé, lu à la Maison commémorative familiale Fournier de Sayabec, samedi le 27 février 2021, jour de la célébration commémorative. Hommage à maman. Aujourd'hui, nous sommes tous réunis pour rendre un dernier hommage à une personne exceptionnelle. Une femme généreuse, souriante, invitante qui aimait le partage. Chaque fois qu'il arrivait quelqu'un à la maison, le temps s'arrêtait. Tu aurais aimé qu'on reste avec toi longtemps, voire même coucher chez-toi. C'était un plaisir d'être en ta compagnie. Tu aimais nous tricoter des bas, des mitaines, nous tisser de belles grandes calalognes qui demandaient beaucoup de ton temps, mais qui te faisait grandement plaisir. On se souviendra de tes excellentes crêpes que tu nous faisais à tous les vendredis midi avec du sucre d'érable. Miam, que c'était bon ! À chaque fois qu'on allait te rendre visite, tu écoutais toujours la musique, soit la soirée canadienne à la télévision ou bien le country à la radio et parfois les deux en même temps. Tes sorties préférées étaient d'aller danser. On pouvait voir la joie sur ton visage. Comme tu étais heureuse. Tu auras vécu toute ta vie dans l'espoir de gagner le gros lot, la loterie. Tu nous demandais à chaque fois que l'on allait te visiter, probablement en pensant que l'on serait peut-être plus chanceux que toi et qu'on t'apporterait le bon, celui qui te rendrait millionnaire et que tu pourrais partager avec les tiens. Fidèle au poste, tous les samedis à 17h30, tu étais toujours au rendez-vous, pour ton bingo à la radio, comme la messe du dimanche à la télé. Tu es déménagée à Mont-Joli, ça été un gros changement pour toi. Tu étais comme une ado, très heureuse dans ton petit 4 et demi. Étant plus près de nous, c'était plus facile de te rendre visite et s'occuper de toi. Nous te rendions visite pour prendre un repas avec toi, pour parler de tout et de rien, écouter de la musique, faire une sortie, tu étais heureuse. Quand on allait te visiter, on t'appelait avant car tu avais toujours besoin d'un petit quelque chose soit : des gratteux, des cartes de bingo ou de l'épicerie. À chaque personne qui passait chez-toi, tu t'assurais d'avoir ce dont il aimait, tout pour faire plaisir et partager. Même un petit Gordon's. À l'occasion, les midis, je t'appelais pour te dire que j'allais passer dîner avec toi et que j'apporterais une poutine. Ça faisait toujours ton bonheur et parfois je passais simplement pour une visite, juste pour parler et tu me disais : «Si t'avais l'âge, tu t'aurais acheté des gratteux.» Depuis ton déménagement, tu en profitais pour te gâter, te faire dorloter, prendre soin de tes pieds, aller chez la coiffeuse, te relaxer, ça te faisait du bien. La dernière année de ta vie aura été la plus pénible pour toi. Tout ce que tu aimais, tu en as été privé. Ta vie a basculé avec le Covid qui est arrivé en mars 2020. Nous avons été obligés d'écouter les consignes du gouvernement pour se protéger du virus : pas de sorties, pas trop de visites, juste l'essentiel. Quelle tristesse, l'ennui s'est emparé de toi et la maladie a fait son chemin. Rendez-vous chez le médecin et examen oblige. Plus rien en va, verdict : cancer fulgurant. Tu es dévastée, tu ne voulais pas laisser tes enfants et mourir à petit feu. C'était d'une tristesse immense pour nous. Mais une semaine plus tard, tout était fini. Nous sommes tous peinés de te voir partir, maintenant, tes souffrances sont terminées. Repose en paix. Va rejoindre les tiens qui t'attendent et veillent sur nous. Tu vivras toujours en notre coeur. Nous t'aimons. Bon voyage... ce n'est qu'un Au revoir.


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