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Chroniques
 
Étapes du deuil : le déni
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 14 février 2018
nicole@gfournier.com


Dans cette présente chronique, j’aborderai avec vous la suite du cheminement intérieur lié aux diverses phases du deuil, dont la deuxième étape qui est: le déni.

Le déni, c’est en soi le refus de reconnaître ce qui vient de se produire, de croire l’information qui vient d’être livrée, de refuser la réalité du décès. «Ce n'est pas vrai», « Ce n’est pas possible », «Je vais me réveiller pour me rendre compte que tout ça n’est qu’un mauvais rêve». Ce refus de la réalité est un mécanisme de défense qui nous permet de tenir le coup. C’est un réflexe humain qui sert à protéger l’endeuillé d’une trop grande émotion, car reconnaître et accepter la fatalité de la mort d'un être aimé est un choc trop grand.

Sous la violence des émotions, c’est aussi l’étape où l’être humain recherche parfois un coupable ou un responsable de ce qui arrive. C’est au cours de cette étape du deuil que peuvent également apparaître des problèmes psychosomatiques. Pendant ces périodes de profonds chagrins, l’être humain cherche parfois une bouée pour survivre d’où l’utilisation de médicaments, de l’alcool et des drogues. Ces méthodes malheureusement ne font que retarder le processus de guérison.

Le déni demeure une réaction normale tant qu’elle ne dure pas. Certaines personnes s’enferment dans un état de négation comme pour s’en faire un refuge. C’est alors que ceux-ci préserveront intacte la chambre de la personne disparue et ce, pendant des mois, voire même des années; ils continueront jour après jour, de mettre un couvert à table, pour l’être qui n’est plus… Dans ces cas, le processus du deuil est comme en veilleuse, et cet état ne peut que devenir néfaste à long terme.

Il est possible aussi que pendant plusieurs jours, certaines personnes ne verseront aucune larme. Il est important de ne pas confondre, le déni avec le sentiment de désaffection. La douleur de la peine est tout simplement comme en suspend quelque part dans le corps, tout comme si elle était dans une coquille; moyen que le corps utilise pour se protéger de son intrusion.

Le déni peut aussi pousser certaines personnes à oublier l’événement malheureux en évitant tout contact avec ce qui peut leur rappeler la perte de l’être aimé tels que : l’hôpital, le cimetière, le salon funéraire, etc. Être confronté à la réalité de la mort, au corps de la personne décédée, peut être important pour passer ce cap. Voir le corps de l’être aimé sans vie, peut permettre de libérer cette douleur enfouie pour ainsi traverser cette étape du deuil. De même que l’exposition, la célébration commémorative, l’inhumation, la présence de la famille, des amis et de toute une communauté, toute cette démarche participe à ce que la personne se sente en deuil. Il n’est pas sain de prétendre se faire du bien en escamotant cette étape.

Quand tout semble s’écrouler autour de nous, les rituels funéraires contribuent à nous faire retrouver une certaine stabilité, il devient donc primordial pour notre plus grand bien, de les inclure dans notre processus de guérison.

Source : Documentation inspirée par le travail et les écrits de Jean Monbourquette
 
 
Étapes du deuil: le choc
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 7 février 2018
nicole@gfournier.com

Tout porte à croire que la mort effraie comme jamais elle ne l’a fait dans le passé; parce qu'elle n'est plus suffisamment enseignée, et pourtant… Le deuil débute dès que la vie bascule dans l’état de l’obscur, dans la finalité de l’être au sens humain, au sens de la vie. Le deuil s’installe dès l’annonce de la mort de la personne aimée, il prend toute la place dès ce moment et pour tous les mois qui vont suivre, tout en serrant le coeur. C'est l'une des pires épreuves de l'existence. Avec le temps, le deuil se retirera subtilement pour redonner à nouveau place à la vie.

Le deuil est un long processus au cours duquel l’être humain traverse un «passage obligé», il se doit d’effectuer un travail sur lui-même pour apprivoiser et vivre le départ de l'être aimé. C’est au cours de cette période que pourra se cicatriser la blessure du cœur. Ce processus comprend plusieurs étapes, dont le choc, le déni, l’expression des émotions et des sentiments, l’accomplissement des tâches subséquentes au deuil, la découverte d’un sens à la vie, l’échange des pardons et enfin l’héritage, là où la lumière revient éclairer la vie.

Dans cette présente chronique ainsi que celles qui viendront au cours des prochaines semaines, j’aborderai avec vous le cheminement intérieur lié au deuil en commençant par la première soit : Le choc.

C’est la première phase du deuil; elle est également la plus courte mais combien intense. C’est l’annonce d’une fin, c’est la paralysie de nos émotions, de nos facultés et de nos perceptions, ce qui explique qu’une telle nouvelle puisse laisser en apparence la personne sans émotion. Le terme de «sidération» peut aussi tout à fait convenir pour décrire la réaction de la personne face à l’information qui vient de lui être transmise. L'annonce du décès équivaut à un coup de masse sur la tête et ce, même lorsque la mort se présente suite à une maladie grave. Souvent comme sous l’effet d’une commotion, la personne agit de manière mécanique. Au plan physique, c’est comme si le corps subissait une forme d’anesthésie pour permettre d’absorber l’annonce de cette nouvelle. Il peut subvenir également un état de sommeil profond dans lequel les fonctions de la vie semblent suspendues, tout comme si le corps se retrouvait dans un état d’engourdissement complet. Chez d’autres personnes, tout au contraire, l’annonce du deuil peut engendrer de l’agitation et même provoquer des hallucinations.

Peu importe comment votre corps réagit face à l’annonce du décès d’un proche ou d’un ami, tous ces états d’être sont des réactions de résistance que s’imposent le corps; ils sont le signe que votre corps tente de se protéger.

Le moment du choc est une période de changement très profond. Il donne aux endeuillés le temps de digérer la dure réalité et de se ressaisir en puisant en eux les ressources nécessaires pour gérer la situation de perte de l’être cher. Malgré les années qui passeront, les détails de ce moment si douloureux demeureront toujours présents dans les souvenirs, comme par exemple : l’heure de la journée, la musique que l’on écoutait, les mots exacts qui nous ont appris la nouvelle du deuil... Tout cela restera à jamais gravé par l’émotion extrême qui nous a habités, à cet instant très précis.

Source : Documentation inspirée par le travail et les écrits de Jean Monbourquette



 
 
Si J'avais su ...
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 31 janvier 2018
nicole@gfournier.com


Si j’avais su que ce serait la dernière fois que je te prenais dans mes bras quand je suis allé te visiter papa, je t’aurais étreint beaucoup plus longtemps et je t’aurais dit que je t’aimais;

Si j’avais su que ce serait la dernière fois que l’on prendrait le lunch ensemble ma p’tite soeur, j’aurais pris davantage le temps de t’écouter pour entendre ta voix et tout ce que tu avais à me dire;

Si j’avais su que ce serait la dernière fois que j’allais faire une excursion de pêche avec toi mon grand chum de toujours, j’aurais encore plus savouré ce moment en ta compagnie;

Si j’avais su que ce serait la dernière fois que je t’embrassais ce matin avant ton départ pour le travail mon amour, je t’aurais dit combien ta présence était importante dans ma vie;

Si j’avais su que ce serait la dernière fois que je te voyais monter à bord de ta voiture pour prendre la route mon fils, je t’aurais sans doute dit toute la fierté que je ressens quand je te vois t’accomplir et évoluer;

Il y a de multiples événements dans nos vies qui font partie de notre routine au quotidien et qui sont malheureusement «des dernières fois».

Nous croyons toujours qu’il y aura dans le futur des milliers d’autres fois où nous pourrons bonifier nos échanges et nos rencontres avec les personnes qui nous sont chères.

Les professionnels et officiers en rituels funéraires (PRF et ORF) de la Maison commémorative familiale Fournier vous invitent à défier le temps et surtout à vous préparer pour faire en sorte qu’il ne vienne pas vous jouer de vilains tours.

Ne pensez-vous pas que si nous considérerions nos rencontres comme si elles pouvaient être les dernières, sans doute que nous ferions en sorte qu’elles soient les plus belles et les plus enrichissantes.

En toute occasion, si on se disait : «Et si c’était la dernière fois…»


INFOS
En référence à l’article 5.14 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), saviez-vous que seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE à l’obligation d’offrir des services de soutien et de suivi pour la famille et les proches du défunt. Pour ce faire, elle doit remettre un guide d’accompagnement et les aider à remplir les formulaires administratifs et les démarches suite à un décès.
 
 
La vie, un cadeau si précieux
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 24 janvier 2018
nicole@gfournier.com

Donner la vie, n’est-ce pas le plus grand et le plus beau miracle au monde. Deux personnes caressent le rêve de donner la vie à un petit être qui sera le prolongement d’eux-mêmes. Ils passent ensemble de longs moments à se demander : Si ce petit trésor sera une fille ou un garçon? et à imaginer : À qui il ressemblera? - Quel sera son poids à la naissance? - Et même parfois à faire des paris concernant le jour et l’heure où il fera son arrivée dans ce monde.

De façon imprévisible, la vie vient aussi parfois déjouer ce beau grand projet. Il arrive qu’en cours de route, la grossesse prenne fin abruptement pour diverses raisons. Il se peut aussi qu’après 9 longs mois d’attente lorsque se présente le jour tant attendu, l’accouchement ne se déroule pas tel qu’imaginé… Les futurs parents se déplacent vers les lieux choisis la tête remplie d’espérance pour que selon le scénario idéal, ils puissent enfin tenir chaleureusement dans leurs bras ce «petit miracle», et soudain au cours de ce périple, l’on vient apprendre à ces «créateurs de vie» que leur précieux trésor a dû définitivement se rendormir, au moment même où il avait à peine ouvert les yeux. Il s’inscrit alors dans l’histoire de ces gens, une peine sans mot et sans nom. Lorsque l’on perd nos parents, l’on devient orphelin, lorsque l’on perd une épouse ou un époux, l’on devient veuve ou veuf, mais lorsque l’on perd un enfant, il n’y a pas de mots au dictionnaire qui viennent définir cet état.

Autant pour celle qui rêvait de devenir mère que pour celui qui caressait l’idée d’être père, toutes sortes de questionnements se présentent dont : « Sommes-nous responsables ? Avons-nous fait tout ce qu’il fallait.» Généralement, la génétique est l’unique et la seule responsable.

Considérant tous les préparatifs et l’annonce qui avait été faite concernant l’arrivée au monde de ce poupon, et considérant que ces futurs parents et tous les membres de leurs familles étaient dans l’attente de voir, prendre et bercer ce petit être qui s’apprêtait à débuter sa vie terrestre, il est primordial pour ces personnes en deuil d’être accompagnées par leurs proches, par leurs amis et voire même toute une communauté; parce que la mort est un phénomène naturel qui a des implications sociales et culturelles. Il ne faudrait pas oublier que quelques heures à peine avant ce drame, la vie était là. Pour ce petit ange, pour ses parents éplorés, pour ces grands-parents qui doivent prêter une épaule à leurs enfants en désarroi tout en étant eux-mêmes déstabilisés, les rituels ont leurs raisons d’être. Ils viennent adoucir ce passage du connu vers l’inconnu. Les rituels ont été inventés pour ramener l’existence à un cadre acceptable ou «normal»; d’où justement le besoin d’un entourage humain et compétent pour permettre l’accès à ces rituels avec une attitude d’écoute, d’empathie et de présence qui inspire la confiance.

C’est ici qu’interviennent les professionnels en rituels funéraires (PRF) et les officiers en rituels funéraires (ORF) de la Maison commémorative familiale Fournier. Nous avons pour mission de prendre soin de ces petits êtres tout en accompagnant leurs parents dans les rituels appropriés et en étant les gardiens de l’éthique et de la dignité humaine. Notre expertise et notre professionnalisme témoignent de nos compétences. Parce que la dignité d’une personne décédée demeure après la mort; et nous en sommes les gardiens.

INFOS
En référence à l’article 5.14 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), saviez-vous que seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE à l’obligation d’offrir des services de soutien et de suivi pour la famille et les proches du défunt. Pour ce faire, elle doit remettre un guide d’accompagnement et les aider à remplir les formulaires administratifs et les démarches suite à un décès.
 
 
Avec de l'encre et du papier, je guérirai !
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 17 janvier 2018
nicole@gfournier.com

Vous avez perdu un être cher, vous avez eu la chance de pouvoir passer les derniers moments à son chevet. Vous avez pu parler avec cette personne de tant de choses avant qu’elle ne vous quitte. Vous avez pu lui dire combien elle vous manquera, combien elle a été importante dans votre vie. Vous avez sans doute pu revivre avec elle divers moments heureux et peut-être par la même occasion, lui demander quelques pardons, libérant ainsi votre conscience.

Il se peut que vous n’ayez pas eu le courage ou la force de lui dire librement toutes les émotions qui vous habitent. Il se peut également que la vie a fait que vous n’avez pas eu le temps d’avoir cet échange avec la personne disparue, considérant qu’elle vous a quittés au moment où elle-même s’en attendait le moins.

Que vous ayez pu vivre ces moments ou non, question de vous aider à traverser cette période de tristesse, je vous encourage à écrire une lettre à la personne qui vous a quittés. Personne ne jugera votre écriture ni vos écrits, vous êtes en dialogue avec l’être disparu. Vous pourrez alors mettre des mots sur des moments heureux vécus, mais aussi sur des évènements malheureux dont vous n’avez peut-être plus jamais oser parler. L’écriture vous permet de vous exprimer et aussi d’extérioriser votre peine pour laisser la place à la sérénité et l’acceptation. Une fois votre lettre déposée dans une enveloppe bien cachetée et décorée à votre goût, vous pourrez la déposer tout près de la personne que vous avez tant aimée, avant la fermeture du cercueil. Celle-ci pourra alors emporter avec elle comme en secret, vos plus beaux écrits.

Nous oublions souvent les vertus incroyables de l’écriture. L’écriture nous permet de nous libérer sans aucune crainte d’être jugés par qui que ce soit. N’ayant comme témoin que votre stylo et votre feuille de papier, vous pourrez ainsi constater vous-même l’effet libérateur et thérapeutique de l’écriture!

Les officiers (ORF) et professionnels (PRF) en rituels funéraires de la Maison commémorative familiale Fournier vous réitère leur support empathique et leur soutien en période de deuil et vous encourage à expérimenter l’écriture ; une route qui pourrait vous mener sur le chemin de la guérison beaucoup plus que vous pourriez l’imaginer.


INFOS
En référence à l’article 5.9.3 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), saviez-vous que seule une entreprise funéraire CERTIFIÉE doit avant toute présentation ou exposition d’un défunt, faire une vérification de l’état du défunt, du cercueil et de salon de présentation par un membre de son personnel. Lorsqu’une urne est exposée, l’entreprise funéraire CERTIFIÉE doit s’assurer de son identification et doit l’exposer de manière respectueuse pour le défunt.

 
 
Les eaux qui dorment
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 10 janvier 2018
nicole@gfournier.com

Le jour se lève à peine et le soleil tente de se faire une place à travers les nuages en guise de salutation. Malgré la percée de l’astre lumineux dans le ciel, ce sera une journée triste pour mon meilleur ami qui vit difficilement le départ de l’une des personnes qui comptait le plus pour lui, sa mère. Selon les confidences qu’il m’a faites au cours des derniers jours, il se trouve privilégié de pouvoir vivre les rituels funéraires en présence du corps de sa mère, il s’aperçoit que cela lui permet de constater le réel départ de celle à qui il voue une admiration sans borne depuis sa tendre enfance. Il découvre aussi que ce rituel lui permet d’absorber cette réalité, de la voir une dernière fois et de pouvoir la toucher une dernière fois malgré qu’il trouve cela très difficile.

Il se prépare à vivre l’ultime détachement de cet être cher avec sa famille, ses amis et tous les membres de la communauté rassemblés; c’est aujourd’hui qu’a lieu la célébration commémorative. Il va de soi que j’y assisterai pour lui offrir mon soutien, pour rendre hommage à cette vie humaine qui a su transmettre en héritage à sa progéniture la bonté, l’amabilité, la charité et bien d’autres grandes qualités encore.

Au cours de la célébration commémorative, les voix s’unissent et les chants semblent s’élever vers le ciel pour rendre un hommage touchant à cette grande dame. Mais voilà que l’un de ces refrains vient réveiller en moi et à mon insu, une grande tristesse. Je me surprends à ne plus pouvoir retenir toutes ces larmes qui viennent du plus profond de mon âme. Il n’a suffit que d’une parole accompagnée d’une musique pour venir éveiller ce que je croyais guéri en moi, soit ma propre souffrance d’avoir perdu la mienne, ma mère, il y a déjà plusieurs années pourtant.

Je me vois maintenant dans l’obligation de reprendre le processus de guérison lié au départ de ma propre mère, là où je l’ai laissé sans m’en rendre compte; moi qui suis venue en ces lieux à priori, pour apporter mon soutien. Je suis perdue dans mes pensées et me rends compte que j’apprends à vivre jour après jour avec l’absence de ma chère maman. Je constate également qu’au cours des prochains mois pour mon ami, comme c’est le cas aujourd’hui pour moi, comme pour tout le monde, il y aura dans la vie des événements, des moments qui viendront réveiller la douleur engendrée par la perte de cet être cher. Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est ainsi que le temps viendra déposer sur lui, comme sur tout être humain qui vit une grande peine, une compresse supplémentaire à celles qui s’y trouvent sans doute déjà pour ainsi contribuer à l’atténuation de la douleur.

À la lecture de ce texte, vous conviendrez avec moi que le fondement de chacun d’entre nous est le même, peu importe notre personnalité ou notre sexe, nous sommes tous humains.

Peu importe qui nous sommes: Avons-nous la réelle capacité de se guérir complètement du départ d’un être cher? ou cela demeure-t-il toujours pour toutes et tous, une souffrance en dormance ?


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En référence à l’article 5.9.2 du document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ9700-699), seule une entreprise CERTIFIÉE à l’obligation de remplacer entre chaque utilisation les surfaces et les tissus en contact avec le défunt lors de l’utilisation d’un cercueil réutilisable; et avoir un mécanisme de retrait et de remplacement de ce cercueil lorsqu’il est endommagé.
 
 
Espérance
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 3 janvier 2018
nicole@gfournier.com


Comme à chaque année, le 1er jour de l’an est un moment choisi pour faire le constat des événements passés, pour prendre de bonnes résolutions et pour avoir grande foi en la prochaine année dont tous les secrets n’ont pas encore été révélés. Le Jour de l’An vient réajuster le chrono pour venir à la même occasion nous souffler dans le cou, le cycle de la vie qui s’impose à nous : les fin et les débuts, les arrêts et les départs, les vies qui se terminent et celles qui débutent.

C’est ainsi que pour certains d’entre vous, l’année 2017 vous a peut-être menés sur des chemins dont vous auriez bien souhaité éviter la voie. Peut-être êtes-vous de ceux et celles qui ont subi le départ d’un être cher. Il est dans ces circonstances davantage exigeant de trouver au quotidien un nouveau sens à l’existence, de relever les aspects qui viendront bonifier cette période d’adaptation, et ainsi permettre la création de nouveaux projets, de nourrir de nouveaux rêves. En contrepartie, peut-être avez-vous vécu au même moment, le grand bonheur de l’arrivée d’un petit être au sein de la famille. Ce petit enfant qui vous sourit comme s’il vous connaissait depuis fort longtemps. Il le fait probablement parce qu’il se sent en confiance à la vue de votre visage accueillant. Son passé est si petit, son histoire est pour le moment très courte, mais il est souhaité que son avenir soit grand et très prometteur. À lui seul, cet enfant représente une image d’espérance et de rêves qui vous donne cet ultime élan de poursuivre votre route.

Le Jour de l’An est comme un commencement, un signe de la vie qui s’annonce. Et ces nouveaux petits poupons sont là pour venir souvent avec leur grande vulnérabilité et leur naïveté, nous lancer un message d’espoir. Ils viennent contester nos hésitations, nos retenues. Avec leurs regards neufs, ils viennent prescrire plutôt la force et l’audace de continuer. Peut-être parce qu’ils inspirent une promesse de bonheur, parce qu’ils portent en eux en toute innocence et simplicité, l’espérance et la vie.

Les officiers et les professionnels (ORF - PRF) de la Maison commémorative familiale Fournier souhaitent pour chacune et chacun d’entre vous que les événements passés des dernières années puissent avec le temps, faire jaillir en vous les meilleurs souvenirs, et que l’avenir qui se dessine sous vos pas soit des plus inspirants. Que l’an 2018 soit rempli d’espérance tout en vous accordant sa clémence. Bonne Année 2018 !


INFOS
Pour l’honneur de la profession et pour le respect des valeurs humaines, saviez-vous qu’une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires s’engage envers le public à remplir fidèlement ses obligations et à observer les lois et les règlementa qui la gouverne, et à rendre avec distinction les services qu’exigent les familles endeuillées. Référence document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699) article 4.1 de la Politique qualité.
 
 
J'aimerais pour Noël
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 20 décembre 2017
nicole@gfournier.com

« À l’extérieur, l’hiver fait chanter la neige sous nos pas. Ce 24 décembre, nous sommes rassemblés toute la famille à la maison familiale pour célébrer ensemble, comme le veut la tradition et ce, depuis des générations. La grande couronne enrubannée qui est l’apparat de la porte extérieure de la maisonnée semble vouloir nous souhaiter la bienvenue. Tous ont enfilé leurs plus beaux habits. Le sapin gonflé de lumières illumine la pièce du salon. Je suis attirée par cette magnifique boule de Noël au centre du majestueux conifère. Je m’approche d’elle et me rend compte que cette dernière me renvoie l’image difforme de mon visage. Je constate que cette vision de moi-même vient curieusement traduire mon «mal-être» de ce jour. Ce miroir de verre vient me rappeler que ce soir, je devrai vivre ce Noël sans toi…

Je sens mon cœur qui semble vide et à la fois son rythme qui fait sursauter mes artères tel un tam-tam, m’indiquant que la vie continue pour moi. Mes proches qui ont été près de moi depuis ton départ, savent me border d’une juste dose de bienveillance. C’est ainsi que chacun à sa façon vient meubler mes minutes en tentant aimablement de me distraire. Malgré que je sache que rien ne sera plus pareil, les chants enjoués de Noël viennent bercer mon cœur. Les grands sont fébriles tout autant que les tout-petits qui eux, sont surexcités sachant que le temps de l’ouverture des cadeaux est maintenant arrivé. Pendant que les cris de joie des enfants se font entendre, je me perds dans mes pensées … Quel est le plus beau cadeau ? Et tel un éclair surgit en moi promptement la réponse : Les plus beaux cadeaux ne s’emballent pas…

Il n’existe de pas de papier et de rubans assez scintillants pour envelopper les précieux trésors de la vie comme : ta présence dans ma vie qui me manque à tous les jours, la providence de retrouver dans mon existence la quête d’un nouveau bonheur. Pour d’autres, cela pourrait être la béatitude qui se trouve au fond du cœur quand le médecin annonce que la santé est à nouveau au rendez-vous, ou encore le couple d’amoureux qui reçoit la confirmation que le petit poupon tant désiré naîtra dans les prochains mois. Et combien d’autres délices pour lesquels il n’existe aucun mot assez puissant qui viennent les décrire…»

Les plus beaux cadeaux se résument aussi par de petits gestes que l’on pose envers les autres, par des présences chaleureuses, par l’écoute et le souci des autres. Prenons un temps d’arrêt en ce Noël pour revenir au vrai sens de cette fête tout en réalisant la chance inouïe qui est accordée à chacune et chacun d’avoir la santé, de se retrouver dans les bras de celui ou celle qui nous fait tant battre le cœur, d’être entourés des personnes les plus précieuses de notre vie, celles qui font que ce Noël ne serait pas si joyeux sans leur présence.

Pourquoi ne pas se promettre à soi-même en ce Noël, le plus beau cadeau du monde, en clamant : Je fais de ce Noël, celui de l’amour et de l’espoir !

Les officiers et les professionnels en rituels funéraires (ORF–PRF) de la Maison commémorative familiale Fournier s’unissent pour souhaiter à chacune et chacun un Noël empreint d’amour, de sérénité, de paix, de mieux-être et de bonheur. Bon Noël à toutes et à tous !


INFOS
Saviez-vous qu’une entreprise CERTIFIÉE en services funéraires doit offrir à sa clientèle un guide d’accompagnement pour les aider, et fournir des services de soutien et de suivi pour la famille et les proches du défunt - Référence : document du Bureau de normalisation du Québec (BNQ 9700-699) article 5.14.
 
 
Habiter la vie intensément
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 13 décembre 2017
nicole@gfournier.com


Nous nous sommes tous questionnés un jour sur la quête du sens réel de notre propre existence. Nous nous sommes possiblement aussi tous demandés un jour ou l’autre, pourquoi suis-je né(e) dans tel milieu, dans tel pays, dans telle famille et à telle époque? Il va de soi que ce sont des facteurs qui ont pu avoir une influence directe sur la vie que nous menons.

L’époque ou nous vivons par exemple, telle qu’on la connaît aujourd’hui avec ses commodités, ses possibilités de communiquer et de se déplacer à travers le monde, de faire des achats dans le confort de notre foyer, semble nous avoir engourdis avec le temps et éloignés de l’essence même de la vie. Cette frénésie paraît même nous rendre insouciant(e) à la limite de notre existence, soit notre propre mortalité. Et pourtant, la modernisation malgré tous les changements qu’elle nous a apportés, n’a aucunement vaincu la peur. À travers les époques, l’humain continue d’avoir peur, peur de l’inconnu, peur du vide, sans oublier la peur de mourir. Nous devons admettre que nous serons toujours confrontés à l’angoisse existentielle de se savoir soi-même mortel … notre vie à tous, inévitablement prendra fin un jour. Plusieurs d’entre vous avez sans doute le goût de vous boucher les oreilles et fermer les yeux à la lecture de ces écrits …

Et si nous nous imaginions que notre propre vie est comparable à une bulle de savon qui peut éclater à tout moment et disparaître, peut-être prendrions-nous une attention particulière pour la préserver le plus longtemps possible. En fait, pourquoi ne pas mieux vivre, ce qui nous permettrait peut-être de mieux se préparer à notre propre mort?

Pour mieux vivre, il est bon de chercher à se développer, à chercher à apprendre et à découvrir, à se poser des questions quand l’occasion se présente, de s’émerveiller devant la beauté de la nature qui nous entoure et ce, peu importe notre âge. Pour mieux vivre, il est souhaitable de demeurer sensible et à l’écoute des gens qui nous entourent. Pour mieux vivre, il est important de donner un sens à sa vie et ce, de mille et une façon, à vous d’en trouver la manière …

En réalité, la vie ne se mesure pas à l’avoir, au pouvoir ou au savoir, mais davantage à l’être que nous sommes. La vie n’est pas quelque chose que l’on peut tenir entre nos mains, on ne peut que l’habiter intensément qu’avec notre cœur.

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Le départ des grands-parents
Par Nicole Pâquet, professionnelle en rituels funéraires
le 6 décembre 2017
nicole@gfournier.com


« Maman, pourquoi grand-papa n’est pas venu nous voir aujourd’hui? Pourquoi la maison est remplie de gens que je ne connais pas ou d’oncles et de tantes que l’on ne voit presque jamais.»

Dans ces moments, «la maman» est presque inaccessible. Souvent, les membres de la famille demandent à l’enfant de ne pas la déranger et d’aller jouer sagement. En dépit de vouloir annoncer à l’enfant le décès de son grand-père et ainsi le soustraire de la réalité, l’enfant saura tôt ou tard ce qui se passe vraiment. Il comprendra à son niveau qu’un événement majeur vient de se produire.

Aujourd’hui la proximité qu’ont les grands-parents avec leurs petits-enfants, fait en sorte que ces petits êtres doivent affronter un deuil de plus en plus jeune et de plus en plus marquant pour eux. C’est pour cela que les adultes doivent créer une atmosphère qui indique aux enfants que leurs pensées, leurs peurs et leurs souhaits sont reconnus au moment de la mort d’un grand-papa ou d’une grand-maman. Cette reconnaissance comprend aussi le droit aux explications et à la participation des préparatifs des rituels funéraires.

Bien que les enfants ne comprennent pas nécessairement tous les détails de la cérémonie qui entoure la mort, le fait de les faire participer à la planification des rituels les aide à se sentir plus à l’aise et à mieux comprendre que la vie continue malgré la mort de grand-papa ou grand-maman. Les cérémonies commémoratives d’un être cher étant un événement important, les enfants doivent avoir le même droit que les autres membres de la famille d’y assister. Cela signifie qu’ils peuvent y participer sans toutefois y être forcés. Expliquez-leur le but des cérémonies comme une façon de rendre hommage à la personne décédée, de s’aider, de s’appuyer et de se réconforter les uns les autres. Cela pourra les aider à mieux comprendre et à accepter les rites de passages de la vie comme un processus peut-être difficile mais naturel.

Le fait de voir le corps de la personne aimée décédée peut aussi être une expérience positive. Cette façon de faire permet en effet de dire «adieu» et aide les enfants à accepter la réalité de la mort. L’enfant a tout autant que l’adulte, besoin de ces rituels qui l’aident à rendre tangible la réalité du décès. Être présent, l’aide aussi à se percevoir comme une personne en deuil à part entière et ce, malgré son jeune âge. Dans les mois et les semaines qui suivront, il pourra ressentir à nouveau le besoin de poser des questions, car le processus de deuil de l’enfant se construit sur une longue période.

Il perdra certainement un peu de sa naïveté, mais il gagnera beaucoup en maturité, ce qui peut l’aider pour le reste de sa vie, il en sortira grandi de cette épreuve.


INFOS
Saviez-vous que la Maison commémorative familiale Fournier en toute transparence, présente périodiquement à un vérificateur externe du Bureau de Normalisation du Québec l’examen des documents de l’entreprise et ce, dans le but de répondre pour vous, à toutes les exigences de la certification et de s’assurer qu’elles sont respectées.


 




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