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Hommage
 
Hommage à Mme Louise St-ONGE
Hommage à madame Louise St-Onge, lu par madame Francine Belzile, à la Salle des rituels de la Maison commémorative familiale Fournier d'Amqui, le samedi 11 novembre 2017, jour de la célébration commémorative.


Comme c'est encore incroyable de voir la photo de Louise dans les avis de décès, ce fut bien difficile de me décider à coucher sur papier, les mots pour parler d'elle en son absence, pour célébrer sa vie.

Après que Monique m'eut demandé de faire ce que je fais aujourd'hui, j'avais l'impression de marcher contre un vent de face, une partie de moi refusant de voir la réalité.

Je connais Louise depuis près de 50 ans et j'ai vécu avec la famille un grand nombre de moments forts et d'événements marquants. Pour elle, j'étais un peu comme sa grande soeur et c'est un rôle que j'ai joué avec beaucoup de plaisir. Je vous fais une confidence: c'est moi qui lui ai montré à conduire... c'est pour ça qu'elle conduisait aussi bien (!!!) et qu'elle aimait autant le volant... C'est d'ailleurs un autre deuil que la maladie lui a imposé: elle n'avait pas conduit depuis février dernier.

Pour rester dans ce sujet... je suis sûre qu'elle ne m'en voudrais pas que je vous raconte quelques péripéties. Elle aimait bien aller démarrer mon auto avant d'en avoir une elle-même. Un soir d'hiver, alors que la famille habite la rue Caron, elle démarre ma Datsun (manuelle). Que vois-je en sortant ? Les roues qui tournaient doucement sur la glace devant un banc de neige qui empêchait l'auto de sacrer le camp dans la rivière. La transmission était restée embrayée.

En octobre 73, alors que j'étais hospitalisée à Rimouski, je lui avais demandé de ramener mon auto à Amqui, ce qu'elle avait accepté avec empressement, imaginez donc, elle venait d'avoir son permis ! C'était le soir... elle a fait le trajet sans s'apercevoir que les lumières étaient ''basses''. Disons que sachant qu'elle avait si peu d'expérience, j'avais été téméraire et inconsciente de lui demander ce service.

J'ai connu une Louise entière dans tout: dédiée autant à son travail qu'à sa famille, parents, frères et soeur. Elle avait un sens aigü des responsabilités. Elle a été un précieux pilier pour sa famille, toujours prête à soutenir, seconder, aller au devant des besoins. Toujours préoccupée de ce qui arrivait aux siens: inquiète des épreuves qui s'abattaient sur eux et heureuse des réussites et des bons coups de chacun.

Depuis son déménagement en Ontario, ses séjours à Amqui n'étaient jamais assez longs à son goût. Elle n'était jamais rassasiée. Louise ne manquait pas à chaque visite, de voir chacun et chacune de ses oncles et tantes. C'était pour elle un devoir de reconnaissance. Même chose pour les amies. Et être amie avec Louise, c'était un privilège. N'est-ce pas, les Filles de la Caisse ?

Les Filles de la Caisse avaient une grande place dans le coeur de Louise et je pense que les années passées au milieu de vous représentent un pan de vie où elle s'est accomplie dans le plaisir.

Il y aura un grand vide autour de Roméo et Caroline dont elle était si fière; elle s'est tellement oubliée pour leur bonheur à eux. Elle laisse un vide aussi auprès de Germain, Guy, Jean-Pierre et Sylvain. Mais c'est probablement Monique qui ressentira le plus son absence, elles étaient tellement complices et confidentes.

A nous tous, je souhaite la patience d'attendre de guérir. Le manque que nous ressentirons sera à la même hauteur que l'attachement que nous avions.

Consolons-nous en réalisant qu'elle respire maintenant en totale liberté et qu'à chaque moment où nous pensons à elle, elle est présente autrement.


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Hommage à M. Octave ST-AMAND
Hommage à monsieur Octave St-Amand, lu à la Salle des rituels de la Maison commémorative familiale Fournier d'Amqui, le samedi 11 novembre 2017, jour de la célébration commémorative.



Mon beau Ti-tave,

J'espère que tu es bien là-haut et que tu te reposes, car ces dernières semaines ont été dures pour toi. Je me devais de te rendre un dernier hommage, puisqu'il y a déjà 21 ans, en septembre 1996, que tu as fait la connaissance de ta petite Hélène, comme tu l'appelais. Au nom de nous, ses 4 enfants, nous voulons te faire part de la reconnaissance que nous t'accordons pour les beaux moments que tu as offerts à maman. En commençant par tous ces étés passés dans votre roulotte, au camping chez Michel ou Nicole, ou encore, en faisant le tour de la Gaspésie. Même si vous étiez toujours durs à rejoindre, vous étiez beaux à voir, tous les deux assis à l'ombre à jaser en dessous de la fitwheel. Tu as été un deuxième père pour nous en étant présent à toutes nos rencontres de famille et en nous considérant comme tes enfants.

Ta souciance était belle à voir. Du moment que j'avais le numéro d'Octave qui s'affichait sur mon téléphone, je savais que c'était toi qui se demandait si Hélène était bien avec moi, car son rendez-vous devait déjà être terminé et elle n'était toujours pas revenue à la maison. Des passions, tu en avais, quand ce n'était pas les voitures, c'était la musique. Du violon, de l'accordéon, de la guitare ou même les dards, c'était toujours impressionnant de voir à quel point tu avais du plaisir à jouer. Sans oublier que tu étais excellent même si tu était gêné de jouer devant nous.

La personne discrète que tu étais en a même fait des anecdotes. Aujourd'hui je peux en rire, mais sur le coup, au combien je ne te trouvais pas si drôle. Tu étais tellement une personne qui ne voulait pas se mêler des affaires des autres que le jour où j'ai débarqué chez maman pour vous montrer ma nouvelle voiture, il y avait toi dans la fenêtre qui a vu cette femme reculer dans ma voiture et s'enfuir. Au moins, tu as eu l'idée de venir me dire que quelqu'un m'avait rentré dedans. Mais c'est quand je t'ai demandé qui c'était, c'est là que tu n'as pas voulu me répondre parce que tu ne voulais pas faire de chicane que tu m'avais dit. Aujourd'hui j'en ris, mais sur le coup, mon Dieu que tu as été dur à faire parler.

Tu étais aussi un homme plein de surprises. Au point qu'on ne savait pas comment te reconnaître en voiture, car tu changeais tellement souvent. Heureusement pour nous, tu es allé en rechercher une au garage, et que tu gardais toujours la même vitesse sur la route. Là c'était plus évident de te reconnaître.

J'espère pour toi qu'il y a des garages au ciel, pour que tu puisses continuer à faire ta petite tournée comme tu le disais si bien.

Merci mon beau Octave pour toutes ces belles années passées auprès de nous. Tu vas nous manquer.

On t'aime énormément.

Veille sur nous tous.

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Hommage à Mme Gisèle CÔTÉ, D'AMOURS
Hommage à madame Gisèle Côté, lu par sa petite-fille Karyane, en l'église de Val-Brillant, le samedi 4 novembre 2017, jour de la célébration commémorative.


Un petit mot pour toi grand-maman

Je dis souvent à mes élèves que 1+1=2 et bien, pour toi, il en va de soi que ta générosité et ton dévouement ont égalé la meilleure grand-mère.

Te souviens-tu des fins de semaine où j'arrivais par l'autobus chez-vous, tu étais là, la porte grande ouverte, pour m'accueillir à chaque fois (et à bien les compter, nous pouvons dire près d'une fin de semaine sur trois où je débarquais dans ta maison) sans parler des étés, inscrite au terrain de jeux, je restais là sans vouloir repartir, nombre de parties de cartes qui se sont prises, tous les jours jouer au téléphone et combien d'aller-retour au sous-sol j'ai dû faire pour récupérer tes bons plats emmagasinés dans tes congélateurs. Lorsqu'on y pense, avec tout ce que ces derniers possédaient, tu as dû en passer du temps devant tes fourneaux. À Noël, la table était remplie de magnifiques bouchées que tu avais pris le temps de préparer.

Malgré tes responsabilités de femme, de mère, tu as pris soin de nous, tes petits-enfants. Tu venais à la maison couvrir nos livres à la rentrée scolaire, nous concocter de bons petits plats et j'en passe...

Je n'ai qu'un mot à te dire aujourd'hui: « Merci !»

Merci pour tout, ton écoute, ta présence tant souhaitée, ton amour, ta joie de vivre, ta patience, ta générosité inimaginable et ton dévouement pour tes proches.

Je t'aime grand-maman et au nom de tous tes petits-enfants, bon voyage.

Tu peux partir en paix, car je pense que tu as accompli tout un exploit dans tous les nombreux rôles que tu as dû jouer au courant de ta vie. Et celui de grand-mère restera à jamais gravé dans ma mémoire.

Bravo !


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Hommage à M. Fernand Isidore PELLETIER
Hommage à monsieur Fernand Isidore Pelletier, lu par Jacqueline Pelletier en l'église de Ste-Paule, le vendredi 27 octobre 2017, jour de la célébration commémorative.

Une personnalité légendaire s'éteint...

Comment parler de toi en quelques mots !

Ton titre de héros commence très tôt dans ta vie. Déjà à l'âge de 12 ans, tu pars travailler en suivant les traces de tes grands frères, tu commences comme bûcheron et plus vieux, tu prends la route de Montréal pour devenir moniteur auprès des enfants handicapés. Et là, tu deviens leur héros !

C'est là que tu rencontres celle qui deviendra ta compagne de vie. Elle te donnera 2 filles qui tenteront de suivre tes traces et elles te donneront des petits-fils dont un, te donnera une arrière-petite-fille pour qui tu sera leur héros à leur tour.

L'appel de la nature te fait revenir dans ton village natal en 1969. Amoureuse de cette nature, ta douce moitié te suit avec amour. C'est là que commence une belle et longue histoire.

Tu achètes la terre des Deschênes et y bûche, trappe, piège, élève des animaux et chasse. Passion que tu transmets à tes filles et à certains de tes petits-fils. Tu deviens même un mentor pour d'autres. Des histoires de chasse, il y en aurait beaucoup trop pour en parler ici car nous serions encore là pendant des heures, voir des jours ! Mais chacun de vous en avez une ou deux en mémoire et pas toujours racontables. Chut !

Que dire de l'amitié que tu avais pour chacun, quelque soit la génération. Chacun était important pour toi. Tous ceux qui t'ont côtoyé, sont d'accord pour dire qu'avec toi, on ne se sentait jamais seul. Tu savais toujours écouter, conseiller, aider, rassurer et protéger chacun de nous.

Ta maison devenait un lieu de rassemblement pour toutes occasions, que ce soit pour les parties de cartes, soirées de musique ou même la perte d'être cher, tous se rassemblaient chez Isidore, c'est là qu tous se sentaient bien.

Ces moments sont le privilège de t'avoie eu dans notre vie. Pour cela, ton passage restera à jamais un doux souvenir pour tout ce que tu as donné, que tu as fait pour chacun de nous, que ce soit de près ou de loin, sache que notre coeur est aujourd'hui marqué au fer rouge. Tous se souviendront de chaque moment passé avec toi !

Tu as été un fils, un frère, un mari, un père, un beau-père, un grand-père, un arrière-grand-père et un chum extraordinaire. Pour nous, tu seras toujours un héros, un modèle, un mentor et un exemple à suivre une leçon de vie à se souvenir pour poursuivre la nôtre.

Pour toujours, salut mon pitou, mon ti-papa, grand-pa, papabi, gros-papi, mon Zidore, mon Fernand, mon wasin, mon ami, mon chum !

Maintenant, veille sur nous de là-haut comme tu le faisais si bien ici-bas et surtout maintenant, tu peux respirer !

À jamais, on t'aime !


Hommage à monsieur Fernand Isidore Pelletier, lu par Mike Bélanger en l'église de Ste-Paule, le vendredi 27 octobre 2017, jour de la célébration commémorative.


Je pourrais écrire un livre sur tout l'amour que j'ai pour toi, mon combattant à moi, mon grand-papa. Tu as terminé ton parcours de vie qui nous a fait évolués, de jour en jour.

Même si plusieurs kilomètres nous séparaient, j'étais tellement heureux de t'avoir connu, de t'avoir vu dans des moments meilleurs, de passer des journées entières avec toi, afin que grand-maman puisse prendre une journée ou plusieurs pour elle. Tous ces moments vont me rester les plus chers dans mon coeur.

Ce n'est pas un adieu que nous nous sommes fait, mais une porte qui vient de s'ouvrir pour toi et qui un jour, s'ouvrira pour nous aussi. Nous allons nous revoir un jour.

À tout jamais, je vais t'aimer !
À tout jamais, je vais penser à toi !




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Hommage à M. Bernard LEBLANC
Textes hommage à monsieur Bernard Leblanc

Par ses soeurs : Noëlla, Mireille, Maryse et France, lu en l'église de Causapscal, le samedi 28 octobre 2017, jour de la célébration commémorative.


Vous savez on rend surtout hommage aux personnes qui sont parties, mais nous voulons aussi rendre hommage à Andrée, sa belle chouette, qui pour nous est une soeur.

Notre Bernard, Quoi dire, il était un mari, un frère, un père, un oncle,un ami, un prof, un coach. On devrait avoir un Bernard et une Andrée dans chaque famille. Tant de souvenirs de celui qui mangeait du dessert un jour sur deux, et ne se lassait pas de la sauce à spag à maman. Et sans oublier, à chaque semaine, il était toujours impatient de consulter la circulaire Canadian tire pour vérifier si il lui manquerait quelque chose. Noëlla se rappelle, qu'à son arrivée dans la famille, il avait 5 mois et sa docilité étant déjà acquise, car une fois installé dans un fauteuil du salon, il n'a pas bougé d'un pouce. Il
devait analyser les lieux.

Plus tard, Noëlla voyageait souvent avec Bernard et Andrée, pour aller visiter papa et maman. De tempérament nerveuse en auto, lors d'un voyage, à l'embarquement Noëlla pensait s'asseoir en avant, Bernard a plutôt ouvert le panneau arrière du Cherokee en lui disant: «Ça fait le stress », le message était passé. Andrée avait le sourire en coin.

Avec Mireille, sa complice d'enfance, les anecdotes ne se content plus. Nous vous en relatons quelques unes. Leurs activités favorites était de pique-niquer au golf de Carleton. Toujours le même menu,
sandwich au ketchup pour Bernard et à la moutarde pour Mireille, conservateur ce Bernard. Un de leur jeu préféré, aux deux gripettes, vers 8-9 ans , était de courir et de couper les autos en traversant devant. Oups, bel adon, il coupe papa un midi. Et comme si rien n'était, Mireille et Bernard lui font des Bye Bye. Marcel débarque et leur dit en les ramenant à la maison: «Attendez que je revienne de l'ouvrage à soir.» L'après-midi fut longue.

Étant le seul gars de la famille, il avait sa chambre à lui seul, et ses affaires, c'était pas touche. Bernard avait acheté sa première paire de jeans. Tout fier d'impressionner Andrée à la danse du vendredi soir, il allait mettre ses précieuses jeans, Malheur, Mireille avait passé dans son garde-robe avant lui. Pas besoin de vous dire qu'il a trouvé Mireille. Son côté protecteur s'est manifesté plus d'une fois. Entre autres, au quai de Carleton dans les années 65, où il allait à la pêche avec ses soeurs, Maryse est passée au travers des planches usées du quai, Bernard a eu juste le temps de l'attraper par le bras avant qu'elle ne tombe à l'eau, déjà Héros parmi nous.

Dans les années 70, il n'y avait pas grand monde qui courait durant l'hiver sur les trottoirs enneigés de Causapscal, mais Bernard en bon coach à Maryse, l'exigeait, pas souvent le droit, d'aller glisser ou patiner et tout un horaire à suivre., la rigueur avant tout.

Homme de parole, il a acheté avec ses économies,un kit de vêtements de sport, de la tête aux pieds, puisque Maryse avait été sélectionnée à finale des Jeux du Québec, sa générosité était sans limite. Selon Maryse, Bernard n'est pas un comptable, il est un financier, la preuve c'est
Andrée, sa belle chouette qui fait leurs impôts. A l'université, il pensait plus à sa ceinture
noire de judo qu'a ses examens de l'Ordre des comptables. Avec sa petite soeur France, dans les années 80, lors d'une expédition de 2 jours en ski hors piste, en arrière de Causapscal, la tempête de neige s'est levée au montage du campement. Pour éviter que la tente parte aux vents, il a fallu que France entre dans la tente, les bagages ne suffisant pas à la maintenir en place. En plus, Bernard n'arrivait pas à allumer le feu mais la confiance en Titit et ses capacités de cadettes à sauver l'aventure. Quelques années plus tard, accompagné du Club de Canot La Cordée de Rimouski, dans une descente de la rivière Cascapédia, le canot à France a chaviré et celle-ci s'est retrouvée au fond d'un rapide avec quelques gorgées d'eau en trop. Une fois sortie de sa fâcheuse position, Bernard et Andrée inquiets et rassurés de la voir saine et sauve. Elle n'avait pas le sourire facile mais on l'a rit pareille, ils étaient un peu moqueurs.

En terminant, on remercie la vie pour le bonheur et le privilège de t'avoir eu comme frère et par le fait même, de nous avoir donné Andrée. On manque de mots pour décrire notre peine de ton départ trop tôt qui laisse un vide qui ne sera jamais comblé. On est convaincu que Bernard a des ailes mais on ne les voient pas, discret comme il est. Ton intégrité, ton authenticité , ta façon d'être toi, Bernard, mon gros, comme dit Andrée, fait que tu laisses ta trace dans le coeur de tous ceux que tu connais.

Andrée on veut te dire qu'on t'aime sans limite, et que toi et ton gros, vous ne faisiez qu'un, c'est à dire, «la team parfaite».

BERNARD N'EST PLUS ICI, IL EST DANS LA PIÈCE À CÔTÉ


Par les membres de sa belle-famille, lu en l'église de Causapscal, le samedi 28 octobre 2017, jour de la célébration commémorative.


Mon beau Bernard,
Mon Bernard,
Mon oncle Bernard,
Barnor,
Rosco Bernard,

Voici des petits noms que nous aimions lui donner.

Comment décrire cet homme modeste mais combien plein d’énergie. Les « Bofs », club des beaux-frères, ont essayé de se mesurer à sa ceinture noire. Ils se sont vite retrouvés à regarder pousser les pissenlits ou à voler les oiseaux sans trop savoir ce qui venait de se passer.

Bernard était aussi un homme de peu de mots. Quand il était en extase devant autre chose que sa chouette, il disait : « C’est presque aussi beau qu’au camp! »

Tout le monde connaissait son appétit d’ogre, mais encore plus sa dent sucrée. Jeune fille, je venais en vacances à Causapscal, qu’on appelait communément la Gaspésie. Après les repas, on avait toujours droit aux bons desserts de grand-maman. Des puddings ou tartes à différents fruits comme framboises, bleuets, rhubarbe. La tarte au sucre, NON! Grand-maman nous disait que c’était réservé à Bernard. Il adorait aussi les Fudge-O et le sirop d’érable.

Un jour qu’il se trouvait possiblement trop gros, il a décidé de manger du sucre un jour sur deux, et les jours pairs seulement. Matante Maryse qui n’était pas comptable elle, lui a fait réaliser que dans une année, il y avait plus de jours impairs vu les mois de 31 jours et qu’en plus, il pourrait manger du sucre deux jours d’affilés les 31 et 1er.

Naturellement, les enfants étaient attirés par Bernard. Il était toujours prêt à jouer avec nous. Il nous a initiés au judo avec soit une clé de bras ou une chute au sol contrôlée.

Bernard c’était le mononle cool, il nous a aussi fait découvrir le camping avec les saucisses et les guimauves grillés, le canot, la chasse à la perdrix, les escalades en montagne et à leurs sommets, la dégustation des graines et des barres tendres. « Yark! » Faut se le dire, la cuisine c’était pas sa force. Une chance que matante Andrée s’en occupait souvent.

Là, mononcle Bernard, tu nous demandes de faire quelque chose de beaucoup plus difficile que de manger tes sandwiches au jambon, tes graines ou escalader une montagne. Il faut te laisser partir pour un beau voyage. Alors pour ce voyage, on te souhaite les plus belles rivières à saumon ou de canotage, des montagnes de neige immenses, des tartes au sucre aussi bonnes que celles de grand-maman (mais à tous les jours, pas seulement ceux pairs!). Finalement, on te souhaite que ce soit presque aussi beau qu’au camp.

Certains d’entre nous ne pouvaient pas être ici aujourd’hui, comme ma sœur Cynthia qui a initié ce texte, par contre, elle se joint à nous pour te dire qu’on t’aime mononcle Bernard.

Bon voyage Bernard!



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Hommage à Mme Gemma PARADIS D'ANJOU
Hommage à madame Gemma Paradis, lu par son petit-fils Martin, en l'église de Causapscal, le samedi 21 octobre 2017, jour de la célébration commémorative.


Je suis Martin D'Anjou, l'un des petits-fils de Gemma, Gemma était de plus ma marraine. Je suis ici pour quelques mots sur ma grand-mère, au nom de ses 6 enfants, de mes 14 cousins et cousines et de ses 23 arrière-petits-enfants.

On s'est retrouvé aujourd'hui au salon funéraire sur la rue Desbiens. La rue qui a vu grandir la famille D'Anjou, puisque Gemma et mon grand-père Yvon y ont élevé leurs enfants.

J'ai des souvenirs très forts de cette résidence, ou le week-end, mes parents nous amenaient mon frère André et moi, manger régulièrement.

C'était l'occasion de revoir mes grand-parents, mais aussi souvent d'autres membres de la famille qui passaient faire un tour. C'est là que j'ai appris à jouer au Crible avec Yvon, et où toute la famille jouait aux cartes.

Un peu comme Gemma était le pilier de la famille, cette maison était le lieu de nombreuses retrouvailles. Je revois encore les grandes tablées ou Gemma et Yvon retrouvaient les gens qu'ils aimaient.

Lorsque je pense à mes grand-parents, je repense aussi au chalet à Ste-Luce. Que nous y sommes allés souvent. Ce petit chalet accueillait lui aussi très souvent les membres de la famille.

Comme le chalet n'est pas à la porte, nous y dormions souvent. André et moi étions très matinaux. Je me souviens encore aujourd'hui du regard de Gemma quand à 5-6 heures du matin elle entrouvrait la porte de sa chambre, celle de gauche, pour nous lancer une paire de yeux qui nous disait qu'il valait mieux se rendormir, ou du moins nous taire. Un regard comme celui-là, plus de 40 ans après, ça ne s'oublie pas. Pourtant, Gemma était très douce mais son regard faisait peur.

Plus tard, j'ai eu le bonheur de devenir papa. Je me souviens aussi de toute la tendresse qu'elle démontrait envers ses petits-enfants. Vivant depuis plus de 30 ans à l'extérieur de la Vallée, je n'avais pas l'occasion de la voir aussi souvent que je l'aurais souhaité. Mais chaque visite à Causapscal était pour moi un bonheur. C'était l'occasion de discuter avec elle, de ressasser des souvenirs.

La chose dont elle aimait le plus me parler, c'était justement de la famille. Elle me remettait à jour sur l'arrivée de petits-enfants, toujours de plus en plus nombreux.

Aujourd'hui, nous sommes tous tristes, mais en même temps, heureux pour elle, puisqu'elle a retrouvé Yvon qui l'a quittée il y a déjà longtemps, trop longtemps.

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Hommage à Mme Rita VOYER, PELLETIER
Hommage à madame Rita Voyer, lu par sa fille Lise et son fils Normand, en l'église de Val-Brillant, samedi le 7 octobre 2017, jour de la célébration commémorative.


Maman

Tout au long de la semaine, tellement de souvenirs nous sont revenus en mémoire que cet hommage pourrait ressembler en durée à un appel téléphonique que nous échangions toi et moi. Mais je vais laisser la ligne à d’autres car nous avons tous beaucoup à te dire.

De ton Bic natal, ce magnifique village que tu as toujours chéri, jusqu’à Val-Brillant où tu as vécu les 70 dernières années de ta vie, la belle grande femme droite à la chevelure noire bouclée que tu étais en a fait des choses, en as marqué des gens, tu as donné la vie et surtout beaucoup d’amour. Tout au long de ta vie, tu auras conservé les qualités transmises par tes parents : ton immense générosité, ta grande capacité à comprendre au-delà des apparences et nous amener à réfléchir plus loin et notamment le sens de l’humour des Voyer.

Femme de caractère et féministe bien avant l’heure, elle fut la première fille du deuxième rang, peut-être même du Bic au complet à se faire et à porter le pantalon. Pour éviter le placotage des voisines : une solution simple : elle donne le patron à leurs filles et les aide à s’en faire. Sa devise : si un homme le fait, je peux le faire.

Vous comprenez donc que « Attendez que votre père arrive », nous n`avons jamais entendu ça à la maison.Changer une crevaison même devant un garage ne la gêne pas du tout. Après avoir pris son permis de conduire à 45 ans, elle en a fait des voyages pour nous, surtout les plus jeunes, pour nous reconduire à nos emplois d’été, que ce soit de jour, de soir, de nuit, l’heure n’avait pas d’importance. Elle a même été arrêtée par la police pour une lumière manquante, à 3 heures du matin et en jaquette. Devinez qui a été le plus surpris ?

Maman, ce n’est pas seulement Armand que tu as pris par le ventre, c’est toute une famille et même nos amis. Plusieurs nous ont parlé cette semaine de la douce odeur de ton pain sortant du four. Il y avait presque toujours quelque chose à cuire au poêle à bois : une soupe, une pièce de viande, une tarte aux fraises des champs, une sauce à spaghetti, une confiture. Que ça sentait bon dans la maison ! Souvent la dernière couchée presque toujours la première levée, combien d’heures tu as mises à la cuisine, à la machine à laver, à la machine à coudre pour assurer notre confort et celui des nombreux visiteurs, parents et amis qui étaient toujours accueillis à bras ouverts. Pour chacun de nos anniversaires, nous avions notre gâteau et notre petit présent, souvent confectionné de tes mains.

Tes petits-enfants gardent en mémoire l’accueil que tu leur réservais, la place que tu leur faisais, les jouets que tu gardais pour eux et surtout le tiroir et l’armoire à bonbons. En bref, le temps que tu leur accordais. Tes arrière-petits-enfants t’ont connu plus fragile et ont instinctivement eu le goût de te cajoler, t’envelopper dans une doudou parce que tu avais froid, prendre soin de leur vieille vieille grand-mère, te visiter à la résidence et même à l’hôpital la semaine dernière, te faire un dessin, une carte pour adoucir tes derniers moments.

Tu as été celle qui a cru en nos rêves et qui nous a soutenus, tu as été celle qui a mis notre famille en premier et qui a rendu les moments partagés plus doux encore. Tu as été celle avec qui nous avons ri et pleuré.

Aujourd’hui nous avons un vœu pour toi : que tu ouvres les yeux sur une vie bercée par le son des vagues, que le sourire des gens que tu aimes t’accueille à tout moment, que tu sois fière de la femme que tu as été. Nous, nous serons toujours fiers que tu fasses partie de nos vies. Comme lorsque nous étions enfants et que tu décousais ou détricotais pour refaire de nouveaux vêtements, ces derniers mois, tu as décousu et détricoté ta vie. C’est pour cela que nous sommes convaincus que tu as déjà commencé à faire quelque chose de beau là-haut.

Pour terminer, nous laissons la parole à papa par ces mots qu’il t’avait écrit lors de son dernier Noël :
À la vraie amour de ma vie qui dure toujours.

Pourrais-je remplacer tous les mots que je n’ai jamais su te dire.

Au revoir maman


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Hommage à Mme Thérèse DUBÉ et M. Auguste RUEST
Textes «hommage à madame Thérèse Dubé et à son époux monsieur Auguste Ruest», lu en l'église d'Amqui, le samedi 7 octobre 2017, jour de la célébration commémorative.


Par leur fille Jacinthe et leur fils Claude

Je suis assise à la fenêtre. il fait sombre, nous ne pourrons pas sortir dehors. Demain, c'est l'Action de grâce, tous mes enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants seront là.

Comme à chaque année, ce sera notre Noël de famille. Ce sera une belle fête!

Lorsque par un beau jour d'été, je suis allée à Causapscal, chez ma cousine Denise, j'étais loin de me douter que je rencontrerais l'homme de ma vie, le père de mes enfants.

Et voici en quelques mots, mon histoire d'amour avec Auguste ...

Ma vie, mes défis pour Papa
et l'histoire de ma vie pour maman...
Cela traduit bien leur 73 ans de vie commune.

Nous avons fêté cet été les noces de Fonte de Papa et Maman. N'essayez pas de l'égratigner, de le tordre, de le casser, c'est de la Fonte, tout comme la force du mariage qui unit nos parents.

Commençons tout d'abord par le début:

La définition du prénom de papa: Auguste en impose par son énergie, sa volonté, son contrôle de soi. Digne de respect dit-on; un homme de famille.

Du côté de maman, la définition du prénom Thérèse: émotive et affective. Le sentiment prend une grande place dans son existence, au point qu'elle vit plus souvent pour les autres que pour elle.

Je ne sais pas si lorsque l'on choisit un prénom, c'est le prénom qui s'adapte à nous ou si c'est nous qui s'adaptons au prénom. En tout cas, pour eux, leur prénom répond bien à leur personnalité.

Papa, originaire de Saint-Anaclet, l'aîné d'une famille de 8 enfants, commence en tant que bûcheron à l'âge de 14 ans.

Maman, originaire de Causapscal, l'aînée d'une famille de 5 enfants, commence comme maîtresse d'école dès l'âge de 15 ans.

Ils se rencontrent quand les moutons de Jos Boucher se sont échappés, il fallait bien inventer une raison et quoi de mieux que des moutons. Tout finit par une basse messe à Sainte-Florence, le 26 juillet 1944.

Les nouveaux mariés s'installent sur une petite ferme sur le chemin Kempt à Causapscal. L'hiver, papa part pour les chantiers et maman va attendre le printemps chez ses parents à Matapédia.

Après la naissance des trois premiers, Gaëtan, Ghislain et Diane, maman convainc papa de construire un Restaurant à Matapédia. Ils sont enfin ensemble pour la naissance d'Yvon. Matapédia, un beau petit village qui signifie jonction des rivières, ce n'est pas peu dire, on dirait que la jonction se fait dans le sous-sol du restaurant; 4 inondations en 5 ans, papa en a assez, on plie bagage et pourquoi pas Amqui.

Le Café Ruest ouvre ses portes en 1952 à Amqui. Sylvie est la première à naître dans cette maison. Ensuite, viendra la petite Marielle qui nous quitta rapidement.

La première TV noir et blanc, le premier poulet sur broche BBQ, papa n'est pas seulement un entrepreneur mais c'est tout un visionnaire. En parlant de vision, c'est en 1957 que papa décide avec un ami de partir la Laiterie de Choix. La demande de permis coïncide avec l'arrivée de Jacinthe, ce qui donne lieu à quelques confusions. À l'église, l'heureux papa, préoccupé par son nouveau projet, a oublié le nom de sa fille. Les débuts de la Laiterie sont loin d'être faciles. Heureusement que papa peut compter sur son frère Fernand comme premier livreur de lait à Amqui.

À sa naissance, Marco connaît aussi des débuts difficiles. Sa santé cause bien des soucis à maman, déjà épuisée par le restaurant, resté ouvert pour assurer un revenu stable à la famille.

En 1965, maman est enceinte, elle n'en croît pas ses yeux, mais oui, le petit dernier arrive et c'est moi vous l'avez deviné. Mais quelques jours avant ma naissance, papa met la clé dans la porte du restaurant.

En 1982, le mot famille prend tout son sens lorsqu'Yvon décède subitement dans un tragique accident.

En 1983, notre maison aux mille transformations, gardienne de nos souvenirs d'enfance, passe au feu. Nous y avons laissé une partie de nous, mais nous avons conservé l'essentiel, notre coeur et personne n'y a laissé sa vie.

Le 28 septembre 1998, maman suite à un AVC demeure paralysée. Courageusement, elle réapprend à vivre. Et papa, avec tous ses talents d'ingénieur amateur, transforme la maison pour sa bien-aimée. Ils vivront heureux jusqu'à tout récemment.

Durant cette dernière année, papa et maman ont résidé ensemble, dans la même chambre au Centre d'hébergement Marie-Anne-Ouellet et c'est là qu'ils ont vécu leurs derniers moments.

L'histoire de la vie de papa et maman démontre que l'amour permet de passer à travers toutes les épreuves et que rien n'est inaccessible.

Papa et maman, grand-papa et grand-maman, arrière-grand-papa et arrière-grand-maman, on vous aime et on vous souhaite, Bon voyage !



Par leurs petites-filles Catherine et Camille

Vous l’aurez deviné, avoir une Grand-Maman Thérèse, un Grand-Papa Auguste, ce n’est pas une expérience ordinaire et avant de leur dire au revoir, nous aimerions partager avec vous qu’est-ce qu’ils représentent pour nous.

Notre grand-maman, on s’en rappellera comme une grande cueilleuse de framboises. C’est qu’elle connaissait le genre de petit secret qui se transmet de mère en fille, sur qui mettait les fruits là et qui voulait qu’on les cueille.

Notre grand-papa lui, c’était le pro de la pêche. C’est lui qui a amené ses petits-enfants pêcher leur première truite, leur a montré comment faire disparaître un trop plein de truites dans leurs bottes et comment les faire apparaître quand ça mordait pas. Il nous a aussi appris le cycle de la vie au bout de son ruisseau décoré de maisons en avant de son terrain. L’été, on nourrissait les petites truites qui se trouvaient sous le grillage. À Noël, on les rencontrait en personne, sur des canapés.

Notre grand-maman, c’était une grande lectrice. À ma suggestion, elle a même lu Harry Potter! C’était aussi une écrivaine, donc les pattes de mouche ont donné du fil à retordre à sa petite-fille qui a tout retranscrit ses mémoires à l’ordi! Reconnue autrefois pour ses imbattables dominos, elle est ensuite devenue imbattable au Skip-Bo. C’est aussi chez-elle qu’on a appris à jouer aux poches. Si on pouvait compter sur Grand-Maman Thérèse pour appuyer tous nos dires d’un éternel et optimiste « Bin oui ! », elle savait aussi nous surprendre avec de petites phrases remplies de vérité. Ma préférée : « C’est pas parce que ça te fait peur que ça doit t’empêcher de le faire. » Celle qui me fait le plus peur, sa récente commande pour que je lui fasse 6 arrières-petits-enfants. C’est qu’elle les aimait beaucoup, ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Je me rappelle quand j’étais petite et qu’elle m’apprenait, en me coiffant, entre 2 gorgées de soupe, à réciter le nom de tous ses enfants, présents comme disparus. Et comment elle m’a appris à prier pour protéger ceux qu’on aime. Avec les années, les choses ont changé, mais Grand-Maman Thérèse a su s’adapter pour garder contact avec sa famille, et c’est comme ça qu’elle a fait partie de notre quotidien depuis plusieurs années à travers son ipad.

Grand-Papa Auguste, lui, pour notre rejoindre, nous a démontré toute son ouverture d’esprit. Grâce à Julie et Julie, nous savons maintenant que nous pouvons amener n’importe quel partenaire au party de Noël. Il s’est aussi servi de sa créativité débordante pour nous toucher. C’est comme ça qu’il a construit à sa petite-fille une réplique de sa maison en maison de poupée. Sa créativité était aussi à son meilleur pour occuper la nuit de la St-Jean de son petit fils de 18 ans. Et apprendre qu’un toyota corolla ça peut rouler vite quand ton grand père te talonne sur la route. À tout éclair au volant de son motorisé, il nous amenait au Lac Angus. La légende dit que son attitude de cowboy a inspiré sa petite-fille à coincer son 4 roues entre 2 arbres.

Grand-Papa il savait profiter des petits plaisirs de la vie. Chez Grand-Papa, il ne manquait jamais de gâteau, ni de crème glacée. Par contre, le miel disparaissait parfois mystérieusement. Et pour Juliette le chien, elle pouvait toujours compter sur Grand-Papa pour avoir une kiss ou même une assiette complète de cipaille. Autrefois bûcheron téméraire, il nous a appris toutes sortes de savoirs forestiers, dont comment « faire un tiguidou ». Il s’est par la suite recyclé en jardinier attentionné à ses petites tomates qu’il adorait partager.

Nos grands-parents, c’est des gens immensément grands. Tellement grands qu’on aura jamais fini de les découvrir, avec leur vie bien remplie d’enfants, d’entreprises, de voyages et surtout, d’amour. En les regardant de nos vies encore courtes, on ne peut pas encore deviner toute la force, le courage, la tenacité et le travail qui se cache derrière ces 2 personnes. Partir au ciel au bras de sa douce moitié après 73 ans de mariage, pour aller se reposer sereinement après une vie bien remplie, c’est d’une grandeur qui dépassera notre entendement pour encore bien des années.

Grand-maman, Grand-papa, vous nous avez tellement marqués, on vous portera en nous pour toujours à travers toutes les leçons de vie que vous nous avez enseignées et on continuera de semer l’amour que vous nous avez donné.

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Hommage à Mme Irène BÉRUBÉ, DUBÉ
Hommage à madame Irène Bérubé, composé par sa fille Annette et lu par sa petite-fille Chantal Paradis, en l'église de Sayabec, le samedi 30 septembre 2017, jour de la célébration commémorative.


En premier lieu, nous tenons à vous remercier de votre présence et de votre solidarité en cette église. Sachez qu’elles apportent beaucoup de réconfort à toute notre famille pour ce deuil difficile que nous avons à vivre.

Notre mère nous a quittés le 11 septembre dernier. Telle une tour…, car c’est bien un pilier qui a cédé ce jour-là. Un pilier dans plusieurs sens du terme.

• Un pilier du point de vue généalogique d’abord.
Maman a donné vie à une progéniture plutôt impressionnante : 8 enfants, 13 petits-enfants et 14 arrière-petits-enfants, dont elle était très fière et qui ont été constamment présents dans ses pensées. En témoignent sa patience, son écoute, sa générosité et les nombreuses petites attentions accordées à chacun.

• Un pilier sous l’angle physique ou biologique.
Véritable force de la nature, Irène était une femme accueillante, débordante d’énergie, de vitalité et de joie de vivre. Que de fous-rires partagés vont rester gravés dans notre mémoire ! Elle était aussi très soucieuse de sa santé, ce qui a sans doute eu une influence sur sa longévité. Peu de gens le savent, elle avait une certaine attirance pour l’activité physique : elle a même eu, pendant plusieurs années, un vélo d’exercice sur lequel elle a roulé régulièrement jusqu’à l’âge de 90 ans.

• Un pilier aussi du point de vue des ressources.
Maman avait acquis un nombre incalculable de connaissances et de savoir-faire. Combler les besoins nourriciers et vestimentaires de sa grande famille, ou veiller au bien-être matériel et général de tous, ne lui posaient aucun problème. En plus, elle était capable de cumuler toutes ces tâches dans une même journée.

• Enfin, un pilier au plan moral et psychologique.
Femme généreuse et courageuse, elle avait cette capacité à faire face aux problèmes, à passer au travers des épreuves en sachant y trouver des aspects positifs et enrichissants. Femme d’une grande ténacité, elle avait profondément ancrée en elle une sorte d’aptitude à la légèreté face à la vie : les problèmes et les obstacles n’y occupaient toujours qu’une place bien relative. Bref, elle possédait cette habileté à garder le cap, ainsi que cette volonté qui lui permettait d’apercevoir et d’atteindre rapidement la lumière au bout du tunnel.


Mais voilà, depuis quelque temps, notre mère s’était engagée dans ce qui allait devenir son dernier tunnel. Elle s’est éteinte ce 11 septembre, dans une journée inondée d’un soleil radieux et d’une lumière éblouissante. Elle était prête pour ce grand jour; elle l’espérait même. Elle est ainsi allée rejoindre Lucien, l’amour de sa vie, qui l’attendait certainement avec impatience. Elle est aussi allée retrouver son fils Jean-Claude, décédé trop tôt, et pour lequel elle avait tant de peine depuis un an.

Nous ne saurions rendre pleinement justice, ici et en aussi peu de mots, à cette personne remarquable. Par ses grandes qualités et par ses forces toutes particulières, elle a marqué et marquera encore pendant longtemps la mémoire de sa grande famille, de ses amis et amies, et de tous ceux et celles qui l’ont côtoyée.

Aujourd’hui, chère maman, nous te disons au-revoir et un immense merci pour tout ce que tu as été et tout ce que tu nous a légué si généreusement. Nous ne t’oublierons pas.



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Hommage à Mme Madeleine LEPAGE, NAASSANA
Hommage à madame Madeleine Lepage, par son fils Maxime.


Si nos vies sont comme les grains de sable d’un sablier, soumis au temps qui passe, il nous est facile de se voir tout petit. Mais si nous cherchons à comprendre ce qui nous unit tous les uns aux autres, nous comprendrons notre grandeur et réaliserons que l’amour est le ciment qui unit les familles. Dans cet ordre d’idées, Mado représentait cette union. Sa perte est d’une tristesse immense pour nous tous. Prenons tout de même le temps de se souvenir de quelques moments marquants de sa vie.

Mado est née le 18 mai 1946 à Campbellton. Apparemment à l’époque, il n’y avait pas encore d’hôpital à Amqui, mais Mado a toujours été une petite fille de Causapscal. Toute sa vie elle a été attachée à la ville de son enfance. Jusqu’au décès de mon grand-père en 2008, il était très important pour elle de venir à Causapscal au minimum une fois par année.

De 1964 à 1966, Mado fait son cours d’infirmière auxiliaire à Maria. Ce fut des très belles années de sa vie. À plusieurs reprises, elle nous le mentionnait. De 1966 à 1975, elle travailla à l’hôpital d’Amqui. Elle avait souvent plusieurs anecdotes à nous raconter à ce sujet.

C’est en février 1975 qu’elle rencontre mon père par l’entremise de sa cousine Agathe. Ce fut un coup de foudre et à partir de là, les choses déboulent rapidement pour eux. À l’été 1975, ils décident de se marier et vont tout d’abord rencontrer la famille de mon père au Caire en Égypte. Voyage assez exotique pour mes grands-parents maternels. Le 30 août 1975, ils se marient à Rimouski. Le 28 août 1976 sera la date de ma naissance.

Suite à cette union qui a duré toute leur vie, ils déménageront à plusieurs reprises dans les premières années. Une union aussi longue est de plus en plus rare de nos jours et j’aimerais souligner à quel point un dévouement mutuel est inspirant pour un fils. À ce niveau, mes parents ont toujours été un exemple en matière de couple.

À l’été 1984, c’est à Québec que la famille s’établira et restera jusqu’à aujourd’hui.

Pour parler de Mado, je ne peux le faire qu’avec un regard de fils. Plusieurs d’entre vous l’auront connue d’une toute autre manière, mais pour moi, Mado, c’est avant tout l’amour de sa famille. Dès ma naissance, elle s’est consacrée à 100% à sa famille. Elle a été pour moi une source d’inspiration à plusieurs niveaux, mais rappelons tout de même quelques-unes de ses qualités essentielles. Mado était une personne fière, elle était créative, attentionnée, imaginative, elle avait le sens de l’humour, avait l’esprit artistique et un incroyable sens du réconfort. Avant tout, elle a tout donné pour sa famille et avait décidément le sens de la dévotion.

De 1984 à 1996, j’ai habité avec ma mère et mon père à la maison familiale de Québec. En 1996, un autre grand changement s’est opéré. La naissance de Critias, mon fils. Naissance assez précoce il faut le dire, puisque je n’avais que 19 ans à l’époque. Par contre, cela a permis à Mado de passer 21 merveilleuses années de vie avec son petit-fils et de le voir grandir. Je sais que Mado était très fière de moi, mais j’ai pu constater à quel point elle était fière de son petit-fils. L’attention qu’elle a portée à Critias n’avait d’égale que l’amour qu’elle nous portait. Toujours souriante quand nous lui rendions visite, elle nous attendait tous les dimanches pour notre souper hebdomadaire.

Malheureusement, en 2010, Mado a été affligée d’un cancer du poumon. Bien qu’avec les traitements, son esprit combattif et le support offert, elle a réussi à surmonter les épreuves, la maladie s’était réinstallée dans les dernières années. Jusqu’à la fin, elle a fait le choix de rester à la maison. Grâce à mon père et à son dévouement hors du commun, cela a été possible. Ce fut une tâche colossale et surhumaine et au nom de Mado, du mien et de toute la famille, papa, je veux te dire mille fois merci.

George, Critias et moi-même avons accompagné Mado jusqu’à son dernier souffle. Nous avons voulu être là pour elle autant qu’elle l’a été pour nous. Dans ses dernières heures, elle m’a confié avoir hâte de rejoindre son père et sa mère. Je ne peux que lui souhaiter que son vœu soit accompli. Elle m’a aussi dit ceci : ‘‘Avec votre tête, souvenez-vous de moi dans votre cœur et avec vos jambes, continuez à avancer.’’ C’est pour cette raison que nous l’honorons en ce jour, pour que l’amour près de nous, ne disparaisse jamais.

Pour toute les choses que tu as faites pour nous et pour tout ce que tu as été, Mado, nous voulons te dire merci infiniment. Et maintenant, il est l’heure de se dire au revoir.

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