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Hommage
 
Hommage à Mme Émilie OTIS, BÉLANGER
Hommage à madame Émilie Otis, composé par sa fille Jeannette et lu par son filleul Robert Delaunais, en l'église d'Amqui, le samedi 3 février 2018, jour de la célébration commémorative.


Chère maman Émilie,

Te personnifier à ta juste valeur s'avère dans une certaine mesure difficile à faire, en ce sens que décrire une personne extraordinaire que tu as toujours su être, les mots deviennent manquants. Mais les pensées qui serviront à te décrire seront choisie judicieusement afin de rendre hommage à une grande dame.

Voici que ton long périple terrestre s'est achevé après près de cent ans. Cette grande période de temps passé avec ceux que tu aimais est l'aboutissement de ta mission auprès de tes proches.

Plus qu'une mère, tu as été une épouse modèle et une personne adoptive en ce sens que tu étais toujours proche des personnes esseulées pour leur apporter bonheur et réconfort. Tu avais une grandeur d'âme qui ne cessait de te propulser vers ceux qui étaient moins bien nantis.

Il ne faudrait pas oublier que le rôle d'aidante auprès de gens qui en avaient besoin était accompli avec ton mari Nazaire. Comme toi maman, il était habité par une bonté et une générosité communes

Tu étais une personne rassembleuse dont ton grand codeur prenait plaisir à recevoir. Le toit qui nous abritait c'est-à-dire notre maison modeste a fait beaucoup d'heureux. Sou ce toit, on pouvait ressentir beaucoup de chaleur, de réconfort et de partage.

Tes mets si bien cuisinés parfumaient toute la maisonnée et après avoir bien imprégnés de ce parfum, arrivait le moment le plus attendu, celui de profiter de tes délices culinaires. Nous faisions souvent des excès qui t'amenaient à reprendre tes tâches culinaires dans un court délai.

Tes priorités dans la vie ont toujours suivi une trajectoire sans contredit. Cette trajectoire a permis à tes enfants et petits-enfants d'avancer dans le chemin de la vérité et de l'amour.

Notre rôle est maintenant de perpétuer les valeurs que tu nous as transmises.

Comme tu as su procurer de la dignité humaine aux tiens tout au long de ta vie, à notre tour, les membres de ta famille t'avons assistée dans tes derniers moments en fin de vie afin que toi aussi, tu quittes dans une grande dignité si bien méritée.

Merci beaucoup maman d'avoir été présente aussi longtemps dans nos vies. Près de cent ans de beauté et de bonté partagés avec tes êtres chers témoignent de ton amour qui restera gravé afin qu'il demeure toujours dans nos souvenirs.

Ta mère qui t'a tant manquée, ton père dont tu as toujours parlé d'une manière positive, ton mari et ton fils Réal qui t'ont tant aimée se sont donnés rendez-vous pour te recevoir.

Sois certaine que cette rencontre sera agréable. C'est un au revoir rempli d'espoir que nous formulons à une mère qui a su être si aimante pour nous.

Bye maman !
Bye Mimi !
Bye mamie !

Sois heureuse et profite de l'au-delà pour te reposer et enfin te trouver importante.

Tes enfants: Lise, Richard et Jeannette

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Hommage à Mme Marthe CARRIER, BOUDREAU
Hommage à madame Marthe Carrier, lu par sa fille Solange, en l'église de Saint-Léon-le-Grand, le samedi 27 janvier 2018, jour de la célébration commémorative.


Au nom de mes frères Laurent, Rémi, Pierre, Gilbert, Normand et de ma soeur Louise, un au revoir à maman.

Tout au long de sa longue vie, maman aura entendu nos hommages lors des anniversaires que nous avons soulignés, soit à Saint-Léon, soit à Québec dans les beaux jardins de Pierre et Denise.

Et il y en a eu plusieurs. Elle était si fière de retrouver tout son monde!

Le bonheur d'être entourée par ses sept enfants et leur conjoint(e), ses 20 petits-enfants et ses 25 arrière-petits-enfants.

Avec la grande famille de notre beau-père Léonidas Ross, il a fallu agrandir la table! De joyeux festins nous avons eus.

Née à Saint-Damase le 9 août 1916, 10e d'une famille de 14 enfants... elle a vu partir tous les siens, 9 frères et 4 sœurs . Puis, papa en 1969 et Léonidas en 2007.

Maman a traversé comme bien d'autres femmes de son époque des moments difficiles. Mais, elle a toujours su rebondir. Une leader déterminée et pragmatique résume bien sa personnalité. Et une pédagogue née! Qui pouvait le mieux expliquer une règle de grammaire, un problème raisonné ou les fractions? Gare aux fautes, elle voit tout!

Aujourd'hui, maman est revenue chez elle à Saint-Léon-le-Grand dans l'église où ses enfants ont été baptisés, où plusieurs se sont mariés. Les 30 années passées à Québec ont été de belles années, mais Saint-Léon demeure le plus beau village de la Vallée. Même quand la rivière déborde au printemps, même quand le vent de l'hiver fait gémir les grands peupliers, même quand les éclairs fendent le ciel et que le tonnerre gronde dangereusement. La montagne à l'automne? C'est un tableau de grand maître. Pourquoi ne pas y revenir le plus souvent possible? Elle était là au 100e anniversaire du village en 2007, de si belles retrouvailles.

C'est ici que maman a vécu ses années de jeune mariée, de mère et d'enseignante.

C'est ici qu'à la retraite elle s'est impliquée autant à la paroisse qu'à l'âge d'or.

C'est ici dans cette église, qu'elle a chanté très souvent.

On ne peut passer sous silence le cantique à Sainte-Anne le 26 juillet.

Vive sainte Anne!
Elle est notre patronne
Puissante au ciel, elle exauce nos vœux;
Pour ses enfants, elle est toujours si bonne,
Invoquons-la, nous la verrons aux cieux.

C'était beau maman!

Les neveux et nièces se souviendront de maman pour son accueil chaleureux et ses repas aux assiettes bien remplies. En particulier, les enfants de l'oncle Léopold Boudreault: Marcelle, Réjean, Denis son filleul, Mario, Charlotte, Pierrette et Luce. Ils se joignaient à nous le soir du Jour de l'An pour que la famille soit au complet. Dans notre famille, les rencontres se déroulaient autour de l'harmonium ou du piano, car pas de musique, pas de fête! Et selon ses talents, obligation de chanter son couplet! Ou de jouer sa pièce musicale...Si certains se faisaient prier, maman encourageait et insistait un peu... Très difficile de lui résister! C'était un p'tit bonheur!

Maman a beaucoup lu et sa carte d'abonnement à la bibliothèque a été valide jusqu'à 100 ans! Tellement cute, a dit la bibliothécaire. Bernard Clavel, Maurice Druon, Laure Conan , Gabrielle Roy, Michel Tremblay, des auteurs lus et relus! Le temps passe et malheureusement la vue n'est plus aussi bonne. Il faut faire le deuil de la lecture. Puis, peu à peu, le déficit auditif s'installe... On ferme la télévision. Tant pis pour les nouvelles de Radio-Canada! Jouer aux cartes et surtout gagner, quel beau passe-temps au cours des dernières années. Là aussi, elle doit abandonner ce loisir.

Maman nous attendait tous les dimanches, car un dimanche sans visite, ce n'est pas un dimanche. Et pendant des heures, elle refaisait l'histoire de la famille et des gens qu'elle a connus il y a tant d'années, une mémoire infaillible.

À tour de rôle, chacun de ses petits-enfants aura été bercé, aimé, considéré comme le plus beau puisque le petit dernier était encore plus beau que le précédent. Les arrière-petits-enfants ont aussi eu leur part de tendresse.

Maman, là où vous êtes, continuez à chanter

Quand le soir il fait trop noir
Que j’allume le couloir
Seigneur je suis comme un oiseau dans ta main
Avec Toi je ne crains rien...

Merci, maman, d'avoir par votre présence et votre longue vie, renforcé les liens qui nous unissent. Vous aimiez les dimanches et jours de fête. Nous continuerons à célébrer la vie.

Dormez en paix!


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Hommage à Mme Jeannine TARDIF, DENIS
Hommage à madame Jeannine Tardif, composé par son fils Bertin et lu par sa soeur Pauline, en l'église d'Amqui, le samedi 27 janvier 2018, jour de la célébration commémorative.


Dans notre société, l’humain est souvent défini selon deux modes d’existence ( Avoir ou Être ).
• Les individus du mode Avoir se réalisent par leur passion de l'avoir, par ce qu’ils acquièrent ou par leur puissance matérielle;

• Ceux du mode Être se définissent davantage par leur accomplissement personnel ou spirituel.

Le mode Servir est celui qui définirait le mieux la vie qu’a menée ma sœur Jeannine. Mais attention, pas un servir de soumission ou un servir ou l’on attend en retour. Non! Chez elle, servir était naturel. Ses motifs l’étaient tout autant : servir pour faire le bien, servir pour rendre heureux, servir pour prendre soin.

Jeannine vient au monde à Amqui en 1931 pendant la Grande dépression économique. Elle passe toutefois son enfance en Abitibi où ses parents ont souscrit à un programme de colonisation pour mieux subvenir aux besoins de la famille. Son père est maréchal ferrant, exploite un petit moulin à scie et est chargé de préparer l’ouverture de plusieurs villages en prévision de l’arrivée des colons. Devant le peu de moyens et les nombreuses tâches à accomplir, Jeannine développe rapidement ce goût de servir sa famille dans les tâches domestiques, à l’écurie et même au moulin à scie. Elle gardera d’heureux souvenirs de cette tranche de vie et de la petite maison située entre la rivière et la forêt.

Cet épisode d’insouciance en Abitibi prend subitement fin lors de la perte de son père alors qu’elle n’a que 13 ans. Ainée de la famille, sa faculté de servir prend alors tout son sens. Malgré son jeune âge, elle fait preuve d’une grande maturité en assumant de nouvelles responsabilités familiales pendant ces événements malheureux. Imaginez la petite Jeannine en charge de ses jeunes sœurs et frère lors d’un long voyage en train les menant de Val-d’Or en Abitibi jusqu’à Québec pour rejoindre leur mère qui est au chevet de leur père. Le décès de son jeune frère survenu un an plus tard marque définitivement la fin de son enfance.

L’adolescente dévouée qu’elle est devenue au milieu des années ‘40 lui vaut l’appréciation des Bonnes Sœurs de la Charité. Lors de ses études au Pensionnat Notre-Dame-du-Bon-Conseil de Montmagny Jeannine se porte volontaire pour être commissionnaire au couvent. Cela lui permet quelques fois d’échapper aux corvées moins attrayantes et d’obtenir en récompense des gâteries culinaires normalement destinées aux religieuses. Cette marque d’affection de la communauté religieuse lui aura été d’un grand réconfort pendant cette période d’après-guerre marquée par les deuils successifs de son père et de son jeune frère et par son isolement en pensionnat.

De retour à Amqui pour rejoindre sa famille nouvellement installée, elle rencontre son beau Jean. Ils se marient et fondent une grande famille de 7 enfants. Jeannine consacre toute son existence au service de sa famille. Les petites attentions, les marques d’affection, les bons soins, l’écoute, les multiples petits services sont autant de moyens déployés par Jeannine pour servir sa famille. Cette cellule familiale est sacrée à ses yeux. Le bonheur des siens la rend heureuse. Toute sa vie elle se soucie de la sécurité et du bien-être de sa famille. Elle s’inquiète si quelqu’un est en voyage ou en déplacement sur la route ou lorsqu’elle est sans nouvelle d’un des siens pendant quelques jours. Elle accompagnera dans la maladie successivement sa mère et en suite son mari avec beaucoup d’affection.

À la mi-temps de sa vie alors que ses enfants prennent leur envol et que ses responsabilités parentales diminuent, Jeannine entreprend de servir sur d’autres plans. La communauté devient son échelle de partage. C’est alors qu’elle s’engage dans la fondation d’organismes communautaires. Elle agit comme administratrice et comme bénévole à la fondation du mouvement scouts et guides d’Amqui, à la mise en place de la coopérative alimentaire (aujourd’hui le Marché Richelieu) et à la création de Moisson Vallée. Elle s’investie pendant plusieurs années dans ces organisations et toujours le bénévolat se poursuit à la maison. On ne compte plus la quantité de mets préparés sur sa propre cuisinière pour les familles moins bien nanties. Pas de demi-mesure non plus pour la quantité impressionnante de jouets nettoyés et restaurés durant l’automne et distribués par les pompiers aux enfants dans le besoin la veille de Noël.

L’anonymat et la discrétion sont sa marque de commerce. Son salaire est de voir le bonheur chez les personnes de son entourage. Ceux-ci ont d’ailleurs été très reconnaissants au cours des dernières années alors que la maladie avait passablement réduit sa capacité de servir. Sa fille où elle réside la traite au petit soin et ses proches lui assurent une présence quasi journalière pour la désennuyer. Une petite jasette, un petit repas, une partie de cartes, un récit de voyage ou simplement une présence réconfortante lui apporte du bonheur. Lors de son 80ième anniversaire de naissance chaque membre de sa famille lui offre des certificats cadeaux originaux : des dons de présence à ses côtés (des dons de temps précieux). Cet accompagnement s’est intensifié avec la progression de sa maladie pour devenir permanent au cours des derniers jours.

Merci Jeannine pour être passée dans nos vies.


Hommage à madame Jeannine Tardif, composé et lu par sa petite-fille Isabelle, en l'église d'Amqui, le samedi 27 janvier 2018, jour de la célébration commémorative.

Grand-maman, tu sais à quel point tu as marqué ma vie, toute petite tu étais pour moi plus qu’une mère, une épaule, un réconfort, tout plein d’amour pour moi. Chaque départ ou l’on a du me séparer de toi était un drame, je pleurais 2 semaines et le soir avant de m’endormir, je priais très fort et je disais : Si Dieu si tu existes vraiment, demain je vais me réveiller avec grand-maman, je ne veux pas être ici moi… Alors hélas dans mon cœur de petite fille, j’ai douté Dieu longtemps de me laisser avoir autant de peine… J’ai demandé à grand-maman dans ces dernières années, toi grand-maman comment vivais-tu mes départs ? Elle m’a répondu, Un jour ton grand-père m’a dit : « Là Jeannine si tu t’en remets pas, j’te monte à l’hôpital !» Et là on s’est mise à rire, enfin… 30 ans plus tard, on pouvait en rire.

Grand-maman, malgré ton allure imposante, ta corpulence, ta forte voix, tu étais d’une douceur. Mes amies me disaient parfois, Isa ta grand-mère à l’air sévère, je leur disais : «Non c’est la meilleure grand-maman du monde». Par contre elle avait du caractère, le caractère des Tardif… Un jour je me souviens, elle avait monté le ton dans la cuisine et grand-papa était assis tranquille avec sa petite coupe de vin rouge et il m’a regardé (et il ne parlait jamais pour rien dire) et il m’a dit : «Ça sert à rien de m’obstiner avec elle, avec le temps j’ai compris, elle a toujours raison !»

Ce qui m’a marquée aussi de ma grand-maman est son amour pour le sport, une vraie passion de regarder tous les sports, mais de tous, son favori était bien le hockey, le Canadiens de Montréal.. Je crois que ma grand-mère n’a jamais manqué un match à moins d’être à l’hôpital.. Elle disait qu’elle ne l’était pas, mais oui elle était vraiment fanatique. Avant que la télé existe, grand-maman couchait les enfants, faisait son ménage, amenait sa chaise berçante devant sa radio aux oreilles de lapins et écoutait les matchs du Canadien et à chaque but… elle réveillait tous les enfants haha !! Son Marien s’est bien amusé à la narguer, allant même à la lui apporter une boite de (Kleenex) en cadeau lors d’une élimination du Canadien.. Un jour j’ai demandé à papa, fier partisan des Nordiques, pourquoi grand-maman aime autant Patrick Roy (nous on le détestait) il m’a répondu : «Haaaa je pense que c’est a cause qu’il ressemble à son beau Donald ».

Tu sais grand-maman que mes deux dernières année ont été difficiles. Tu m’as même ouvert les bras pour m’accueillir chez toi. Dans la dernière année, j’évitais parfois d’aller te voir, parce que je ne voulais pas pleurer devant toi et tu m’as alors dis :«Quand tu ne viens pas, c’est pire pour moi de ne pas savoir !» Je me suis assise par terre, couchée la tête sur ses genoux et elle me flattait les cheveux et disant : «Tu sais ce que tu représentes pour moi, je ne supporte plus de te voir dans cet état». Et bien grand-maman ton p’tit canard à la patte cassée, s’est retroussé ! Elle vole enfin de ses propres ailes, elle travaille très fort, elle a maintenant son entreprise qui va très bien, alors ne t’inquiète plus pour moi…et continue de veiller sur moi de la haut.

Grand-maman, tu étais si bien chez mes parents, Réjean et Lisette qui ont donné 24 sur 24, pendant 4 ans de leur amour, leur attention, leur dévouement, nervosité, de nuits blanches, de soins et parfois même de soins hors de leur champs de compétences ; tout ca par amour pour toi. Mais grand-maman, tu le méritais, car toi tu avais déjà donné autant.. La roue tourne et elle tourne bien. Tu as une famille unie, remplie d’amour, c’est l’image que tu as projeté sur nous. Tu as remercié Réjean et Lisette d’un amour qui ne s’oubliera jamais en rendant ton dernier souffle seule avec eux.. Tu as gravé leur cœur à jamais. Merci pour eux.

Grand-maman, dans chacun de tes sourires, il y avait nous, ta famille. Et dans le brillant de tes yeux qui s'allumait encore, il y avait Grand-Papa. Ton Tit-Jean, qui peut maintenant recommencer à te souffler à l'oreille combien il t'aime. Tu retrouves aussi ton fils Jacques… quand j’avais 2 ans, je pensais que Jacques redescendrait avec les flocons de neige (car maman m’avait expliqué qu’il était au ciel) Maintenant quand je regarderai le ciel, je verrai cette étoile qui brillera toujours plus que les autres.

Je t’aime si fort grand-maman et pour toujours.

Maintenant je sais que Dieu existe, car un jour je me réveillerai à côté de toi et ce pour l’éternité.



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Hommage à M. Jean-Claude BÉRUBÉ
Hommage à monsieur Jean-Claude Bérubé, composé et lu par sa fille aînée Chantal, en l'église de Causapscal, le samedi 20 janvier 2018, jour de la célébration commémorative.


Papa,

Aujourd'hui, on te rend hommage en te disant combien on t 'aime et on t'admire, qu'on est fier de toi et d'avoir eu la chancie d'être dans ta vie.

Quel beau cadeau que tu nous as donné Tu as eu beaucoup de courage pour surmonter toutes ces épreuves que la vie t'avait mis sur ton chemin. Tu es synonyme de force et de tendresse. Cet amour que tu nous as donné au fil des années restera gravé au plus profond de notre coeur. Tu as semé autour de toi beaucoup de joie et de bonheur avec ce sourire qu'on oubliera jamais.

Comme les étoiles du firmament, tout l'amour que maman avait pour toi, on ne peut les compter. C'est un amour infini que chacun d'entre nous aimerait connaître un jour dans nos vies.

Ta mission sur cette terre a été accomplie avec succès. On gardera un très beau souvenir. Tu as été un grand combattant et tu resteras notre grand champion. On est fier de toi.

Envole-toi vers la lumière. Tu le mérites.

On t'aime papa !!


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Hommage à Mme Claire LEMIEUX
Hommage à madame Claire Lemieux, lu par sa fille Manon, en l'église de Causapscal, le samedi 13 janvier 2018, jour de la célébration commémorative.


Chère maman,

Mon message se veut à la fois une reconnaissance pour tout ce que tu as fait pour moi, ainsi qu'une confidence, si tu me permets, sur les émotions qui m'habitent depuis mon enfance en lien avec ton chemin de vie dans la maladie mentale. Confidence, qui j'espère m'aidera dans ce deuil et qui apportera un peu de réconfort à tous ceux et celles qui sont touchés de près ou de loin par les répercussions de cette maladie qui est encore trop taboue, méconnue et qui fait peur.

J'ai lu qu'il y a 5 étapes au deuil. La 5e étant l'acceptation sera un double défi pour moi puisque je devrai d'abord accepter de ne jamais avoir développé avec toi la relation mère-fille dont je rêvais. Il m'est souvent arrivé d'envier les filles autour de moi qui pouvaient aller magasiner ou encore prendre un café et discuter de tout et de rien avec leur mère. Ne comprenant pas trop ce que tu vivais au quotidien et étant désemparée devant certaines de tes réactions, il m'est arrivé de ressentir de la honte, de la tristesse, de la colère, de l'impatience et de la rancune à ton égard. J'ai même déjà prononcé des paroles méchantes telles « Pourquoi elle ne m'a pas abandonnée dans un panier à ma naissance ». Sache que l'incompréhension, l’impuissance et la douleur sont responsables de ces paroles et je t'en demande pardon.

Aujourd'hui, étant devenue adulte et vivant moi-même de l'anxiété, je comprends maintenant tous les défis auxquels tu faisais face. Je te lève mon chapeau maman pour tout ce que tu as su faire pour moi. Tu as été une mère attentionnée et tu m'a donné tout ce que tu pouvais avec les moyens que tu avais.

Je te remercie pour tout l'amour que tu avais pour moi et je tiens à te dire aujourd'hui que je te laisse partir avec une grande ADMIRATION. Tu ne l'as pas eu facile, surtout avec les 3 ACV qui se sont ajoutés, qui t'ont fait perdre l'usage de tes jambes, te confinant à un fauteuil ou à ton lit.

Maman, je sais que tu étais fière de moi. Donne-moi la force de continuer pour te montrer que toutes ces épreuves que nous avons traversées ensemble m'ont rendue forte oui, mais surtout humaine, avec des forces et des faiblesses que je dois accepter pour continuer de te rendre fière.

Je garde de très bons souvenirs de toi. Tu étais douce, funny, ouverte d'esprit et tu n'étais pas sévère avec moi. Je t'ai donné du fil à retordre et je m'en excuse. Tu étais une madame blanche ville et une femme à son affaire. Tu m'as transmis de bonnes valeurs et ça me restera.

Bref, tu as été une battante et tu as fait de moi une battante.

Vole maintenant petit ange et déplace-toi où tu veux. Ce repos éternel est bien mérité. Tu le demandais à l'occasion et de te savoir délivrée est pour moi et Antoni une grande source de réconfort malgré le vide immense déjà ressenti.


Nous t'aimons fort
Manon et Antoni xxx

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Hommage à M. Robert FOURNIER
Prière lue en l'église de St-Alexandre-des-Lacs le samedi 13 janvier 2018, jour de la célébration commémorative, en hommage à monsieur Robert Fournier.


Une dernière prière pour toi, Robert ...

Comme tes mots mystères, tu paraissais difficile au premier abord mais tu laissais découvrir ta générosité, que ce mystère t’ouvre au pardon et à la paix;
Que les eaux des lacs où tu allais pêcher t’offrent le calme et la sérénité;
Que l’air vieillot de ton accordéon traînant mille notes donne des ailes à ton âme;
Que ton labeur incessant d’ici-bas te garde dans l’espérance d’un repos éternel;
Que le vent tranquille t’apporte la délivrance et la liberté;
Que l’amour familial qui chez-nous, pleut en avalanche, nous fasse dire et redire à ta bien-aimée, notre Georgette, comment tu la trouvais belle;
Que l’essentiel de ta vie t’amène aux portes de l’Éternel et qu’il nous laisse le meilleur de toi.
Car rien n’est plus vivant qu’un souvenir.

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Hommage à Mme Patricia THÉRIAULT
Hommage à madame Patricia Thériault,composé par son fils Carl et lu par son fils Langis, à la Maison commémorative familiale à Amqui, le samedi 30 novembre 2017, jour de la célébration commémorative.


Ouf, quelle tâche de rendre hommage à une telle femme. Aucun texte, aucun mot ne sera assez fort pour exprimer tout l'amour, toute l'admiration et la gratitude que nous avons pour toi maman. Quoi? Fouiller dans le dictionnaire pour trouver les mots justes ?Mais y'a que toi, maman, qui par amour pour sa langue, lit le dictionnaire dans ses temps libres. Y'a que toi, maman, pour s'émerveiller de l'origine d'un mot et s'amuser de sa musicalité ! Tu pouvais bien être indétrônable au scrabble et au boggle!

De toute façon, maman, les mots ne sont plus ... aspirés qu'ils ont été par le vide de ton départ. Ne nous reste qu'une boule d'émotions pour remplir ce trou béant de ton absence dans nos vies. Mais sois sans inquiétude, je sais combien tu t'inquiètes de tous et chacun ... Ton doux souvenir aura tôt fait de combler ton absence physique. Car comme tu le disais si bien en regardant amoureusement pousser ton jardin, la nature a horreur du vide.

Déjà, tu nous entends te raconter...

On parle de ton sens de la fête, étant toujours la dernière à aller au lit. Pas question de manquer une blague ou une occasion de ricaner et de te moquer affectueusement d'un d'entre nous. Pas question de laisser à quiconque la mise au 500. Dieu que t'en as ricané un coup en jouant aux cartes, en sirotant ton p'tit cognac ! Et surtout, pas question de perdre une seconde de bonheur avec tout ce monde que tu aimais tant voir et recevoir.

Tu nous entends louanger la force de caractère, la résilience et la dignité dont tu as fait preuve tout au long de ta vie, qui n'a pas toujours été facile. Ce courage, cette dignité, tu en auras fait preuve jusqu'à ton dernier souffle. Tu nous as amenés à envisager ta mort avec la même sagesse et sérénité qui t'habitaient. Sans mot dire, que par l'exemple, quelle leçon de vie tu nous auras donnée.

Et c'en fut toujours ainsi. Par ton seul exemple, tu as su nous inculquer les valeurs aux quelles tu tenais. Tu savais les mots souvent inutiles, particulièrement avec des enfants aussi têtus que nous ! Combien de fois nous as-tu laissé faire nos expériences, au prix de ton angoisse, sans rien dire, sachant fort bien que tes enseignements par l'exemple referaient surface. Quel courage et générosité de mère il t'aura fallu pour nous laisser expérimenter la vie, nous laisser trébucher, sachant fort bien qu'au bout du compte, tu paierais aussi pour nos apprentissages. Une oreille pour écoute nos douleurs, un mot d'encouragement pour nous faire avancer, un regard tendre pour nous sentir appuyés et souvent pardonnés. De l'amour pur, de la confiance en la vie, de la grande Patricia.

Tu nous vois admiratifs devant ton énergie et ta force de travail. Fallait le faire : être maman à temps quadruple, te dévouer à temps plus que plein au travail, ce que tu en as mis de l'énergie et de l'amour pour tes p'tits en difficulté d'apprentissage, poursuivre tes études universitaires de soir pour améliorer les conditions économiques de ta famille, tout en te permettant tout bonnement comme d'a de co-écrire un bouquin sur la pédagogie ! Ah oui, il y avait aussi une vie amoureuse avec ton beau Normand à cultiver. Ce bel amoureux que tu admirais tant, qui par sa délicatesse et sa générosité te faisait sentir reine et précieuse. Ce beau grand gaillard de Normand qui, par sa présence, te soulageait d'une vie trop souvent harassante.

Et tu nous entends relater cette quête spirituelle qui t'animait depuis ton tout jeune âge, cette volonté de décoder la psyché humaine, ce désir de comprendre le monde dans lequel tu vivais, voire le monde parallèle dans lequel tu graviterais peut-être un jour. Ta bibliothèque était l'expression de l'immense curiosité qui t'habitait.

Bien sûr qu'on évoque aussi ton amour infini de la nature. Cette faculté à te laisser submerger de bonheur à la vue d'un coucher de soleil, par la sensation de la rosée du matin sur tes pieds, par la vue d'une fleur qui éclot ou d'un merle qui nourrit son oisillon. De simples choses du quotidien qui te comblaient de bonheur et de sérénité, que tu savais si bien partager.

Finalement, tu vois bien que par l'amour que nous te portons tous, tu es encore bien vivante. Et il en sera toujours ainsi. Parce que par ce que tu es, tu auras marqué nos vies à tous.

Je te sais fière maman de ce que tu vois aujourd'hui. Pas par vanité pour l'hommage qu'on te fait, surtout pas. Je te sais fière de voir tes deux belles familles, en fait cette belle grande famille élargie que tu aimes tant, réunie pour célébrer la vie, célébrer TA vie, pour célébrer tous ces bonheurs qu'on ressentait en ta présence.

Et oui maman, il se peut aussi que tu nous voies aussi pleurer. Ne t'en fais pas. Comment peut-il en être autrement quand on doit dire au revoir à quelque'un qu'on adore ? Que tu sois poussière, ange, énergie ou quoi encore, on te retrouvera bien. On se le promet.

Tu nous as accompagnés avec amour à notre arrivée en ce monde. À notre tour maintenant de t'accompagner : belle maman chérie. reçois notre amour et pars en paix rejoindre ton beau Normand et tous les autres qui t'aiment et t'attendent depuis longtemps. Tu as été et seras toujours notre lumière.

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Hommage à Mme Yolande TURCOTTE, DÉRY
Hommage à madame Yolande Turcotte, Déry, lu par sa petite-fille Ève Charest-Déry, en l'église de Sayabec, le samedi 30 décembre 2017, jour de la célébration commémorative.

Grand-maman, mamie Yoyo pour les intimes.

Tu es partie rejoindre enfin Papy et tous tes frères et sœurs qui t’attendaient déjà là-haut. Je ne doute pas que tu aies gagné ta place au ciel, toi qui étais si pieuse. Tes dernières années parmi nous, tu as glissé doucement dans l’oubli et si par moment ton esprit errait loin de nous, ta mémoire ne t’aura pas fait suffisamment défaut pour t’empêcher de nous reconnaître encore si près de la fin. Je ne veux pas me concentrer sur la peine que nous partageons, mais sur les choses belles qu’il me reste de toi alors même que tu n’es plus de ce monde. Ta vie fut longue, belle et remplie et je serais ingrate de t’en vouloir d’être partie rejoindre Grand-papa vers ton repos éternel.

Alors mamie Yoyo laisse moi te dire ce que je garde de toi.
Je garde de toi, ton sourire bienveillant quand petite j’essyais de construire la plus haute tour de blocs au milieu du salon.
Je garde de toi, les fois où je t’ai accompagnée à la messe le dimanche et où je te voyais t’incliner devant Dieu, humble et sincère dans ta foi.
Je garde de toi, le goût de ta soupe aux légumes qui goûtait toujours la même chose, peu importe ce qu’elle contenait et qui avait toujours le don de me réchauffer le cœur et l’âme.
Je garde de toi, ton amour du tricot et de la couture, tu auras su me transmettre le goût de créer de mes propres mains.

Je garde de toi, le goût incomparable de tes tartes et de tes poudings qui nous faisaient, papa et moi, lécher nos assiettes pour n’en pas perdre une miette.
Je garde de toi, l’odeur de pain frais qui venait immanquablement avec tes pâtes à la viande.
Je garde de toi, la pureté de tes cheveux blancs, que je ne me souviens pas avoir, un jour, vu autrement.
Je garde de toi, ton rire lorsque je t’ai dit, « Je t’aime » sans savoir que c’était pour la dernière fois.
Je garde de toi, encore un million de petites choses qui rendent ton absence si difficile pour nous, ta famille.

J’aimerais terminer comme grand-papa l’aurait fait à la fin d’un repas en famille, en l’honneur de la femme, la maîtresse d’école, l’épouse, la mère et la grand-mère que tu as été; Levons-nous pour applaudir une dernière fois cette femme extraordinaire, ma grand-maman Yolande Turcotte.





Hommage à madame Yolande Turcotte, Déry, lu par sa petite-fille Sonia Béland, en l'église de Sayabec, le samedi 30 décembre 2017, jour de la célébration commémorative.

Grand-maman, la place que tu as dans mon cœur, ne cessera d'être grande et d'exister.
Tu as été une personne très importante pour moi.
Je continuerai à croire en toi, peu importe où tu es maintenant.
Je suis confiante, qu'à présent tu es bien, et certaine que ta place était garder bien au chaud par grand-papa.

Tu mérites grandement cette place à ses côtés maintenant.
Ne t'en veux surtout pas de nous avoir quitté.
Tu n'as jamais faillit à ta tâche de mamie ou de maman.
Tu as de quoi être fière.
Je ne garde que de bons souvenirs.
J'ai toujours adoré aller chez mamie, autant petite, que maintenant.

Il me faisait du bien et plaisir de passer du temps avec toi.
On discutait de nous, de tout, de rien, ou simplement, des moments apaisant de silence, de calme.
C’est ta présence qui importait pour moi.
Profite de se calme mamie, il te revient.
Repose toi, tu as le droit.
Tout ce que je te demande, c'est de continuer de veiller sur nous, comme tu as toujours su le faire.

Je t'aime grand-maman, et je ne doute pas de ton amour non plus.
Je n'arrêterai pas de t'aimer, comme toi tu le feras aussi.
Et je crois également, que d'où tu es, tu peux m'entendre.
Je ne te t'oublie pas mamie.
J'espère que ton oreille sera attentive.
Je t'embrasse fort.

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Hommage à M. Lionel CUMMINGS
Hommage à monsieur Lionel Cummings, lu en la Chapelle de la Maison mère des Servantes Notre-Dame Reine du clergé de Lac-au-Saumon, le samedi 18 novembre 2017, jour de la célébration commémorative.

Pépé...

On le sait que tu n'aimais pas ça les hommages, mais on n'a une bonne tête de cochon, on n'a de qui tenir. Comment pouvait-on passer ton départ pour ta nouvelle vie, sous le silence, on t'aime beaucoup trop pour ça.

Tu vas toujours rester gravé dans nos mémoires comme un homme généreux, travaillant et agaçeux. Je crois qu'il n'y a pas beaucoup de neveux, nièces, petits-enfants et même arrière-petits-enfants qui ne se sont pas fait tirer les orteils au moins une fois.

Les rencontres familiales étaient très importantes pour toi, tu aimais que tout le monde soit présent et s'il en manquait, on pouvait voir la déception dans tes yeux. Ta maison aura été un lieu de rassemblement où tout la famille gardera de merveilleux souvenir, la chaleur intense de ton poêle à bois, les rires, les pleurs, les cris des enfants et de papi Victorien, raisonneront dans nos cœurs lorsque l'on pensera à toi. Tu étais un joueur de cartes infatigable, les jeunesses voulaient aller se coucher bien avant toi. La nature faisait partie de ta vie, tu as toujours aimé te retrouver dans le bois, dans ton jardin ou à la pêche sur la glace.

Tu es parti avec le sentiment du devoir accompli, tu as fait de ton mieux tout au long de ta vie et les gens autour de toi garderont le souvenir d'un homme simple avec un grand cœur. Ta croyance nous a tous inspirés, tu étais prêt à partir. Ta paix intérieure et ta sérénité nous a tous rassurés et surtout que tu t'en allais retrouver ta belle Carmelle.

Alors on vous souhaite à vous deux encore, beaucoup de beaux moments plein d'amour.

Adieu PÉPÉ.

On t'aime FORT.

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Hommage à Mme Gisèle LEBLANC, PERRON
Hommage à madame Gisèle Leblanc, par sa nièce Claudette


Chère tante Gisèle,

Le dernier parcours de votre vie a été parsemé de grandes souffrances.

Il m’était très difficile de vous voir souffrir autant. Je me sentais bien impuissante devant ces semaines et ces mois qui se répétaient sans cesse.

Malgré tout, vous vouliez vivre. De mon côté, je me suis fait un devoir de vous accompagner du mieux que je pouvais le faire, en de telles circonstances.

Hélas, les petites douceurs que je vous apportais étaient bien peu pour compenser ces grandes douleurs.

Là-haut, si vous voyez Carol, mon cousin, mon ami, dites-lui que je pense encore souvent à lui.

Raymond, Nellie et Josiane se joignent à moi pour vous faire un dernier adieu.

Reposez en paix, chère tante.

Avec tendresse,

Votre nièce Claudette

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